Étudier les multiples facettes des changements climatiques dans l’Inuit Nunangat

Vue de la baie Wakeham à partir de Kangiqsujuaq. Le village est situé dans le Nunavik, qui est l’une des quatre régions inuit du Canada. Les trois autres étant : la région désignée des Inuvialuit, dans l’ouest de l’Arctique canadien, le territoire du Nunavut, dans l’est de l’Arctique, et le Nunatsiavut, dans la province atlantique de Terre-Neuve-et-Labrador. Au Canada, ils sont regroupés sous le nom « Inuit Nunangat ».
(Eilís Quinn/Regard sur l’Arctique)
Treize projets de recherche seront financés dans l’Inuit Nunangat, au Canada, pour étudier les effets du réchauffement, que ce soit sur la santé des populations, l’environnement, la culture, les infrastructures ou encore l’économie.

Ces projets recevront 18,2 millions de dollars dans le cadre du Programme de recherche Canada-Inuit Nunangat-Royaume-Uni dans l’Arctique.

Il s’agit d’un partenariat entre l’Inuit Tapiriit Kanatami, United Kingdom Research and Innovation, Savoir polaire Canada, le Conseil national de recherches du Canada, l’Agence Parcs Canada et le Fonds de recherche du Québec. L’annonce a été faite la semaine dernière.

Un des projets vise, par exemple, à comprendre les répercussions de la fonte de la glace et du pergélisol sur la végétation, le sol, l’écologie et la faune dont dépendent les populations inuit.

Un autre projet intitulé « Obtention de témoignages sur le climat : jeunesse inuit, bien-être et bonne intendance de l’environnement » veut documenter les impacts des changements climatiques chez les jeunes du Nord et explorer les facteurs de résilience qui améliorent leur santé mentale et leur bien-être.

Un projet documentera l’apparition de nouveaux pathogènes dans cette région du pays qui infectent à la fois la faune et les populations humaines et les défis que cela représente.

Des projets se concentrent quant à eux sur les risques associés au transport maritime accru dans la région, sur la souveraineté alimentaire et les connaissances en alimentation, ou encore sur la présence de plastiques et de métaux lourds dans les chaînes alimentaires.

Plusieurs projets allient connaissances scientifiques et connaissances traditionnelles et font appel aux populations locales pour documenter, surveiller ou mesurer les changements sous diverses formes, dans un esprit de partenariat.

Les détails des 13 projets sont énumérés sur le site du Conseil de recherche sur l’environnement du Royaume-Uni.

Inuit Nangat signifie « l’endroit où vivent les Inuit », et réfère à une région qui englobe l’Inuvialuit (qui recoupe une partie des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon), le Nunavik (Nord du Québec), le Nunatsiavut (au Labrador) et le Nunavut.

En avril a été approuvée la Politique sur l’Inuit Nunangat, qui vise à reconnaître la région comme géographiquement, culturellement et politiquement distincte et à intégrer ses intérêts dans les décisions d’Ottawa.

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