Débat sur la surveillance environnementale avec la fermeture de la mine Diavik

La mine Diavik a définitivement cessé ses activités et s’engage désormais à la fermeture et à la réhabilitation du site. (Photo : CBC/Liny Lamberink)

Le ministre de l’Environnement des Territoires du Nord-Ouest annonce qu’il prendra prochainement une décision quant à la possible fermeture de l’agence de surveillance environnementale de la mine Diavik avant la fin des travaux de réhabilitation sur le site.

En février, la minière a sollicité la dissolution du Conseil consultatif de surveillance environnementale (EMAB).

Cette question a de nouveau été abordée à l’Assemblée législative cette semaine. Le ministre Jay Macdonald a précisé que, avant de rendre sa décision, il doit consulter « toutes les parties impliquées. »

Un conseil qui n’est plus nécessaire, selon la mine

Dans sa lettre adressée au gouvernement des T.N.-O., le directeur de l’exploitation de Diavik, Matthew Breen, avance que, si l’EMAB a joué un rôle important par le passé, il est aujourd’hui devenu redondant.

Celui-ci a été fondé en mars 2000, quelques mois avant le début de la construction de la mine dans le but de superviser les activités minières et leurs effets sur l’écosystème.

Le gisement se trouve sur le territoire tłı̨chǫ. En 2005, la Première Nation a signé avec le gouvernement fédéral une revendication territoriale, créant ainsi l’Office des terres et des eaux du Wek’èezhìi.

Selon Matthew Breen, cet organisme est suffisant pour assurer le contrôle de l’environnement sur le site. « Le régime de réglementation de cogestion dans les Territoires du Nord-Ouest est solide, transparent et inclusif. De ce fait, il n’est pas nécessaire d’avoir un organisme de surveillance indépendant », peut-on lire dans la lettre.

Depuis sa fondation, la mine a versé environ 16 millions de dollars au Conseil consultatif de surveillance environnementale. Le directeur a suggéré de réaffecter les fonds alloués au Conseil pendant la fermeture vers d’autres organisations autochtones.

Nous sommes essentiels, réplique le Conseil

De son côté, le Conseil consultatif de surveillance environnementale conteste le point de vue de la mine en affirmant que son rôle indépendant valorisant les perspectives autochtones est unique.

« La phase de fermeture entraîne des risques de travaux qui n’ont pas le résultat désiré, ainsi que d’autres problèmes et échecs. Ces possibilités exigent une surveillance continue et non un contrôle allégé », dit-il dans une déclaration publiée en réponse aux commentaires de Diavik.

Le Conseil propose donc de réduire progressivement ses activités en parallèle aux travaux de réhabilitation et à la fermeture définitive du site minier. « L’EMAB croit fermement que nous continuons de jouer un rôle central dans la protection de l’environnement et de la participation communautaire, et dans le maintien des obligations de la mine », ajoute-t-il.

« De plus, nous sommes d’avis que nous devrions mettre fin à nos engagements seulement lorsque Diavik aura rempli toutes ses obligations de fermeture et de surveillance. »

Avec les informations de Devon Tredinnick

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