Naheed Nenshi s’est fait huer alors qu’il voulait parler en français enfin d’envoyer un message au premier ministre du Québec, François Legault, le 17 décembre 2018. (Crédit photo : CBC/Mike Symington)

Le maire de Calgary s’est fait huer lorsqu’il a voulu parler en français

Share

Naheed Nenshi s’est fait huer lundi lorsqu’il a voulu parler en français enfin d’envoyer un message au premier ministre du Québec, François Legault. Les gens n’ont visiblement pas apprécié les tentatives du maire de Calgary.

« Je vais dire quelques mots en français », a déclaré Naheed Nenshi. Mais la foule en colère pro-industrie pétrolière, composée d’environ 2700 personnes, l’a interrompu en le huant ouvertement. L’homme a ensuite tenté de s’expliquer.

« Si vous voulez que quelqu’un vous écoute, vous devez parler sa langue », a-t-il ajouté.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a été hué lorsqu'il a voulu prononcer quelques mots en français, à l’intention du premier ministre du Québec, François Legault, lors d’un rassemblement propétrole. Après avoir invité la foule présente devant l'hôtel de ville à faire preuve d'un peu de tact, le maire a pu finalement livrer son message.

Les relations entre l’Alberta et le Québec ne sont pas au beau fixe depuis que François Legault a déclaré qu’il n’était pas du tout gêné de refuser de l’énergie sale. Accusé par la classe politique albertaine, le premier ministre s’est défendu mardi devant les médias en affirmant qu’il n’y a pas « d’acceptabilité sociale pour des projets d’oléoducs au Québec ». En 2017, la compagnie TransCanada avait d’ailleurs fini par abandonner son controversé projet Énergie Est.

De son côté, la première ministre néo-démocrate de l’Alberta, Rachel Notley, s’en est personnellement prise au premier ministre du Québec la semaine dernière. Elle a déclaré que la province tirait beaucoup d’avantages du pétrole albertain. Mme Notley a également précisé que le pétrole bitumineux n’est pas « sale » et que grâce à lui, le Québec pouvait financer ses dépenses en éducation, en santé et en infrastructures hydroélectriques et routières.

Projet de l’oléoduc d’Énergie Est. (Crédit photo : Radio-Canada)

Avec Radio-Canada et La Presse canadienne

Lire aussi :

Oléoduc Trans Mountain : Opération-choc de Greenpeace au stade olympique de Montréal

Déversement de critiques après la nationalisation de l’oléoduc Trans Mountain

Appui fédéral au secteur pétrolier et gazier Albertain : Rachel Notley salue une étape positive et en demande davantage

Le secteur pétrolier albertain chute en pleine crise de confiance : les mises à pied commencent

Share
Catégories : Économie, Politique
Mots-clés : , , , , , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions ou dans une des deux langues officielles, soit le français ou l'anglais. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*

2 comments on “Le maire de Calgary s’est fait huer lorsqu’il a voulu parler en français
  1. Avatar Serge dit :

    Bravo au maire de Calgary pour son bel effort et pour remettre les hueurs à leur place. Boo au pétrole albertain.

  2. Avatar A. Valent dit :

    En 2017 la raffinerie de Suncor a Montreal raffinait seulement a peu prés 24% de dilbit/jour provenant des sables bitumineuses de l’Alberta. Mme Notley ferait bien de revoir ses commentaires quant au pétrole bitumineux albertain qui a lui seul permet le financement des dépenses en éducation, en santé et en infrastructures hydroélectriques et routières.