Gao, Mali. Le 31 juillet 2018 – L’image a été modifiée numériquement pour des raisons de sécurité opérationnelle. Des membres de l’équipe de patrouille à long rayon d’action néerlandaise chargent des pseudo blessés à bord d’un hélicoptère CH-147 Chinook canadien lors d’un exercice d’évacuation médicale, à l’appui de l’opération PRESENCE – Mali, aux environs de Gao, au Mali. (Photo : Cplc Jennifer Kusche)

Théâtre des opérations de l’ONU au Mali : 10 Casques bleus blessés par une mine

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Le 15 novembre 2017, le Canada mettait à la disposition des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (ONU) des hélicoptères et des avions de transport, ainsi qu’une force d’intervention rapide de 200 militaires.

Le 9 juillet 2019, cette promesse d’un contingent de 200 soldats canadiens n’est toujours pas tenue, plus de 18 mois après l’annonce du premier ministre canadien.

Voilà que 10 Casques bleus de la mission de l’ONU au Mali ont été blessés, dont quatre grièvement, quand le véhicule dans lequel ils se trouvaient a roulé sur une mine.

Déjà en janvier dernier, une attaque djihadiste, la plus meurtrière contre l’ONU au Mali, avait coûté la vie à 10 Casques bleus tchadiens et en avait blessé 25 autres.

La sécurité est pour le moins précaire au Mali avec l’insécurité alimentaire, l’extrême pauvreté, situations généralisées dans toute la région du Sahel et la faiblesse des autorités politiques.

Militaire Casque bleu de la MINUSMA. Photo prise à Tombouctou dans le nord du Mali le 19 septembre 2016 (AFP/SébastienRieussec)

Instabilité depuis 2012

En 2012, ce pays du Sahel, l’un des plus pauvres de la planète, tombait dans la violence à la suite de deux événements : un coup d’État dans la capitale Bamako et une insurrection islamiste au nord.

L’un des enjeux du conflit est le manque de représentation politique des peuples du Nord, dont les Touaregs, depuis la création du Mali en 1960. D’ailleurs, la rébellion de 2012 a mené à la proclamation unilatérale de l’État indépendant d’Azaouad.

Avec quelque 16 500 militaires déployés – essentiellement Africains – la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est amorcée il y a six ans.

Le 14 août 2018, un hélicoptère CH-146 Griffon décolle du Camp Castor, à Gao, au Mali, au cours de l’opération PRÉSENCE. (Photo : Caporal Ken Beliwicz)

Militaires canadiens (Opération PRÉSENCE)

Il y a 250 militaires et 8 hélicoptères des Forces canadiennes déployés au sein de la MINUSMA.

Rappelons que la présence canadienne devait se terminer fin juillet. Cela dit, à la demande de l’ONU, les évacuations médicales avec les hélicoptères canadiens se poursuivront jusqu’au 31 août.

Depuis le début de la MINUSMA, plus de 175 Casques bleus ont perdu la vie lors d’opérations sur le terrain au Mali

Rien que pour l’année 2018, on en compte 22.

PC, ONU, R.-C., RCI

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