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Google mise sur Montréal au cœur des jeux et de l’intelligence artificielle

Montréal, qui est reconnu comme l’une des capitales mondiales de création de jeux vidéo et centre majeur nord-américain de l’intelligence artificielle, devrait voir son statut être rehaussé encore de plusieurs niveaux selon le géant mondial Google.

Les principaux acteurs du jeu vidéo, dont Ubisoft, Square-Enix, Bethesda, EA et WB Games, sont tous présents à Montréal. Behaviour Interactive, créateur du jeu d’horreur de survie le plus vendu Dead by Daylight, y a même établi son siège social.

Jade Raymond (Stephen Lam/Reuters)

Google a aussi décidé de miser sur Montréal pour son nouveau service de jeux Stadia. L’entreprise le déploie en ligne grâce à son studio montréalais dont la mission est de concevoir du contenu exclusif.

Jade Raymond, une figure bien connue de l’industrie des jeux vidéo et native de Montréal, a été placée à la tête de l’entreprise.

« C’est super excitant parce qu’on essaie de faire de nouveaux types de jeux, pour tirer profit du fait que notre plateforme est infonuagique et qu’on est donc complètement libérés de devoir tenir compte de la puissance de l’équipement dont dispose le joueur à la maison », affirmait Mme Raymond le mois dernier.

Avec Stadia, vous n'avez plus besoin d'acheter une console de jeu
Avec Stadia, Google cherche à se différencier de la concurrence, Sony, Microsoft ou Nintendo, qui développent aussi de nouvelles plateformes de jeux vidéo. Stadia veut dématérialiser la console de jeu en faisant en sorte que tous les calculs s’effectuent sur des serveurs centraux opérés par Google et non par la console du joueur. Celui-ci n’aura même plus besoin d’acheter une console. Il n’aura à se doter que d’une bonne connexion Internet, d’une manette et d’une clé Chromecast, un appareil permettant de lire des flux multimédias en temps réel et développé par Google.

Stavia (Google)

Montréal, une ville du jeu intelligent sans limites

Sébastien Puel (Google)

Selon Sébastien Puel, le nouveau directeur général de ce premier studio de jeux de Google, il « n’y a aucune limite » à la croissance de ce secteur florissant dans la métropole québécoise.

Ce dernier a vu Montréal devenir un centre névralgique des jeux vidéo au cours des 17 dernières années. « Tout a énormément évolué. Tout ce dont on a besoin pour créer un jeu existe à Montréal : les gens qui conçoivent les outils, les gens qui programment, les grands éditeurs et les petits créateurs. C’est franchement incroyable d’avoir tout au même endroit. C’est assez unique dans le monde », dit-il.

« Il y a toujours cette idée que les jeux se font au Japon ou peut-être sur la côte ouest. Mais honnêtement, quand on commence à regarder les chiffres, on se rend compte que Montréal, surtout sur le plan de la production de gros jeux AAA, est l’endroit idéal », ajoute-t-il.

Jack Buser, directeur des jeux et du développement commercial de Google, précise pour sa part que Montréal figure en fait parmi les cinq premières villes mondiales au chapitre de la création des jeux vidéo avec Tokyo, Londres, San Francisco et Austin, au Texas.

NetEase vient concurrencer Google à Montréal
Le mois dernier, l’homme d »affaires chinois William Ding, la huitième fortune du pays avec plus de 23 G$, a annoncé qu’il misait sur le Québec pour battre Google en ouvrant à grands frais à Montréal son premier studio de jeux vidéos NetEase au pays.
En Chine, des centaines de millions de personnes jouent chaque jour en ligne avec les jeux vidéo de NetEase.

PIERRE OBENDRAUF / MONTREAL GAZETTE

L’intelligence artificielle est au coeur de cette flambée de créativité

Assassin’s Creed © Ubisoft

Le directeur général du nouveau studio de création Google à Montréal, Sébastien Puel, cite en exemple la réputation que la ville s’est taillée dans le milieu des jeux vidéo, notamment avec la populaire série Assassin’s Creed conçue dans le studio montréalais de la société française Ubisoft. M. Puel, lui-même, était le producteur d’Assassin’s Creed II.

Ce succès montréalais est dû en bonne partie aux avancées majeures des formations universitaires en jeux vidéo (dans 3 universités ) et des recherches des universités montréalaises en intelligence artificielle. C’est cette intelligence qui permet de créer des jeux qui s’adaptent et réagissent de façon de plus en plus fine aux comportements des joueurs.

Montréal est donc devenue progressivement un lieu de convergence depuis 10 ans des travaux en matière d’intelligence artificielle grâce à une grappe de chercheurs de réputation internationale sur la piste d’approches prometteuses. Certains chercheurs comme Yoshua Bengio sont de véritables vedettes.

Nous répondons à un de nos auditeurs en République démocratique du Congo, Pierre Phoba, qui veut en savoir plus sur cette importance de Montréal et du Canada…

Istock

RCI avec les informations de La Presse canadienne

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Catégories : Économie, International, Internet et technologies
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