L’appareil qui s’est écrasé en Iran est un Boeing 737-800 construit en 2016. PHOTO EBRAHIM NOROOZI, ASSOCIATED PRESS

Écrasement de l’avion en Iran : les faits versus rumeurs, théories et complots

Sur les réseaux sociaux, les rumeurs vont bon train et des théories du complot se multiplient. Plusieurs dressent par exemple la liste des raisons pour lesquelles le vol PS752 aurait pu être abattu par accident.

Les rumeurs sont alimentées par les déclarations initiales confuses et contradictoires de responsables ukrainiens et iraniens. L’ambassade d’Ukraine en Iran a d’abord publié une déclaration excluant le terrorisme ou un attentat à la roquette. Mais cette déclaration a été retirée du site web de l’ambassade et remplacée par une autre qui disait qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions.

Le moment de la tragédie a eu lieu dans les minutes suivant le décollage et quatre heures seulement après que les Iraniens eurent lancé un barrage de missiles sur deux bases militaires abritant du personnel militaire américain et international en Irak, en geste de représailles pour le meurtre du général Qassem Soleimani par les Américains le 3 janvier.

Peu après les attaques de mardi soir (HNE), l’Agence américaine de l’aviation civile (FAA) avait émis des restrictions interdisant aux transporteurs commerciaux américains de survoler l’Iran, l’Irak et les eaux du golfe Persique.

L’avion aurait-il été abattu par erreur par l’Iran? Un haut dirigeant ukrainien est intervenu pour tenter de calmer la donne dans son pays et rappelez aux citoyens que le processus d’enquête est bien enclenché et que les rumeurs ne font qu’ajouter confusion et douleur.

Voici les faits tels qu’ils se présentent en ce moment

Le vol PS752 d’Ukraine International Airlines a décollé de l’aéroport Imam-Khomeini de Téhéran à 6 h 12, heure locale, mercredi, avec près d’une heure de retard. L’avion se dirigeait ultimement vers l’aéroport Pearson de Toronto après un arrêt à Kiev.

Lors d’une conférence de presse à l’aéroport international Boryspil de Kiev, les cadres d’Ukraine International Airlines ont décrit l’équipage de l’avion comme « excellent, fiable et hautement qualifié ». Ils ont déclaré que l’avion avait subi un entretien de routine lundi et qu’aucun problème n’avait été signalé avant le décollage.

Les carnets de vol montrent que l’avion, qui a été livré à la compagnie aérienne par Boeing au milieu de 2016, avait déjà effectué 22 voyages depuis le 1er janvier à destination et en provenance de Téhéran, Paris, Milan et Londres.

Les derniers instants du vol PS752

Le ministre fédéral canadien des Transports, Marc Garneau, a indiqué lors d’une conférence de presse mercredi après-midi que des informations obtenues du système de positionnement Aireon indiquaient une progression en altitude tout à fait normale lors des premières minutes du vol. « Puis nous avons perdu contact avec lui, ce qui laisse présager que quelque chose de très anormal s’est produit », a-t-il souligné.

Ces données de suivi de vol indiquent que l’appareil a grimpé à un peu plus de 2400 mètres d’altitude et qu’il a atteint une vitesse de croisière de 500 km/h avant de retomber vers le sol près d’un terrain de soccer et d’un canal d’irrigation.

Hassan Rezaeifar, l’enquêteur en chef de l’Organisation de l’aviation civile iranienne, a déclaré que le pilote n’avait jamais déclaré une urgence et qu’il n’avait pas été en communication avec le contrôle aérien pendant les derniers moments du vol.

Les informations avancées par des responsables iraniens

Une vidéo diffusée par la télévision d’État iranienne prétend montrer les derniers moments du vol, avec des flammes s’échappant d’un avion, puis un éclair aveuglant éclairant la noirceur d’avant l’aube alors que l’avion s’écrase au sol.
L’avion, chargé au maximum de sa capacité de carburant pour un vol de 2300 kilomètres, a explosé à l’impact.

Les responsables iraniens n’ont pas tardé à attribuer l’écrasement à une défaillance mécanique. Mercredi, Qassem Biniaz, un porte-parole du ministère iranien des Transports, a déclaré aux médias publics qu’il semblait que le pilote avait perdu le contrôle de l’avion après qu’un incendie se soit déclaré dans un des moteurs.

Selon les premières conclusions des enquêteurs iraniens jeudi, l’équipage à bord de l’avion ukrainien n’a pas demandé d’aide par radio, mais qu’il a tenté de faire demi-tour vers l’aéroport,

Les secouristes ont récupéré les deux boîtes noires du Boeing 737 selon les médias iraniens.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a chargé le procureur général du pays de mettre en place une commission d’enquête sur l’écrasement, et il a ordonné également des inspections immédiates pour tous les avions de passagers en Ukraine.

RCI avec les informations de CBC News et The New York Times

Vol 752 – Une tragédie canadienne… Voici notre couverture complète

Vol 752 : les enquêteurs étrangers, dont canadiens, enfin invités en sol iranien
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada confirme qu’il pourra se rendre sur le site de l’écrasement après avoir été invité par le Bureau des enquêtes sur les accidents d’aviation de l’Iran.Ali Abedzadeh, le chef de l’Organisation de l’aviation civile iranienne a invité le Canada et la Suède à coopérer dans l’enquête sur l’accident.

Rapatrier d’Iran les restes des victimes canadiennes du vol 752 s’annonce ardu
Le fait que le Canada ait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran il y a des années compliquera probablement le travail de recherche des causes de l’écrasement et le rapatriement des corps des Canadiens. Il y a aussi le problème que l’Iran ne reconnaît pas la double citoyenneté.

Iran : l’avion serait tombé sous des tirs de missiles iraniens
Le premier ministre du Canada confirme différentes sources de renseignements qui mentionnent que l’avion de la compagnie ukrainienne s’était écrasé suite à des tirs de missiles iraniens. Il a ensuite ajouté qu’il s’agit peut-être d’un « geste involontaire ». M. Trudeau a dit espérer qu’une enquête approfondie soit ouverte.

Écrasement de l’avion en Iran : images de ceux qui devaient revenir au Canada
Ils venaient tout juste de se marier : Arash Pourzarabi et sa nouvelle épouse, Pooneh Gorji, étaient tous deux chercheurs en informatique à l’Université de l’Alberta. Ils se sont mariés en Iran, au début janvier, et ils retournaient à Edmonton en Alberta pour poursuivre leurs études. (Famille)

Écrasement de l’avion en Iran : les faits versus rumeurs, théories et complots
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Pourquoi y avait-il tant de Canadiens dans l’avion qui s’est écrasé en Iran?
Des options de voyage très limitées, notamment causées par des sanctions économiques américaines, ont contribué à la perte de tant de Canadiens. «Malheureusement, en raison des sanctions économiques américaines, la communauté irano-canadienne n’a pas beaucoup d’options pour se rendre en Iran, et celles qui sont disponibles ne sont pas très abordables…

Écrasement d’avion en Iran : condoléances du Canada aux familles des victimes
La nouvelle de l’écrasement du vol 752 d’Ukraine International Airlines a créé une onde de choc au Canada. Radio-Canada rapporte que 25 enfants figuraient parmi les 63 victimes canadiennes de cette tragédie survenue à l’ouest de Téhéran. Le gouvernement canadien a offert ses condoléances aux familles et affirmé la possibilité pour le Canada de participer aux enquêtes.

63 passagers canadiens meurent dans l’écrasement d’un Boeing ukrainien en Iran
Din Mohammad Qassemi, qui vit près du site de l’accident, a affirmé: «J’ai entendu une explosion massive et toutes les maisons ont commencé à trembler. Il y avait du feu partout. Au début, j’ai pensé que [les Américains] avaient frappé ici avec des missiles. Au bout d’un moment, je suis sorti et j’ai vu qu’un avion s’était écrasé là-bas. Il y avait des morceaux de corps partout.»

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