Débris de l'avion d'Ukraine International Airlines qui s'est écrasé après avoir décollé mercredi de l'aéroport de l'Imam Khomeini en Iran. (Nazanin Tabatabaee/WANA/Reuters)

Vol 752: les enquêteurs étrangers, dont canadiens, enfin invités en sol iranien

Alors que de nouveaux renseignements indiquent que le vol 752 pourrait avoir été la cible d’un ou de deux missiles iraniens, des responsables de ce pays ont commencé à adoucir leurs positions en convenant maintenant de l’importance de voir des spécialistes de l’aviation étrangers se joindre à l’enquête.

Le Canada collabore avec ses alliés pour veiller à ce qu’une enquête approfondie et crédible soit menée afin de déterminer les causes de cet accident.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada confirme qu’il pourra se rendre sur le site de l’écrasement après avoir été invité par le Bureau des enquêtes sur les accidents d’aviation de l’Iran. Ali Abedzadeh, le chef de l’Organisation de l’aviation civile iranienne, a invité le Canada et la Suède à coopérer dans l’enquête sur l’accident.

Cependant, il précise qu’il ne remettrait pas aux États-Unis les boîtes noires de l’avion, qui pourraient fournir des détails sur les derniers moments du vol 752.

Les Américains sont aussi invités à participer

Le gouvernement iranien a publié une déclaration affirmant qu’il respecterait les règlements de l’Organisation de l’aviation civile internationale et qu’en plus d’inviter des représentants étrangers à participer à l’enquête, le pays permettrait à Boeing d’envoyer un représentant pour inspecter les boîtes noires, qui auraient été endommagées.

L’Iran a également invité le National Transportation Safety Board (NTSB) des États-Unis à participer à son enquête sur l’écrasement, et cet organisme a accepté de désigner un enquêteur, selon un responsable iranien.

Le NTSB ne sait pas cependant exactement pour le moment ce que son représentant pourra faire sur place dans le contexte des sanctions américaines.

Les États-Unis sont autorisés cependant en principe à participer en vertu des règles mondiales puisque le jet de Boeing a été conçu et construit aux États-Unis.

L’agence de presse officielle de l’Iran rapporte également que des fonctionnaires iraniens invitaient des experts de Boeing à se joindre à l’enquête. L’Iran est prêt à fournir des facilités consulaires et des visas à tous ces enquêteurs accrédités selon un responsable de l’aviation civile iranienne.

Ce déblocage pourrait ne pas être étranger aux efforts déployés notamment par une équipe d’Ukraine qui a tenu des discussions à Téhéran jeudi.

Le Canada tend une main diplomatique à l’Iran

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a déclaré jeudi que, malgré les relations difficiles qu’entretient le Canada avec l’Iran depuis 2012, il a été rassuré par le fait que les enquêteurs canadiens obtiendront des visas pour entrer au pays.

Dans un rare appel jeudi entre les gouvernements des deux pays, le ministre Champagne s’est entretenu avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, à qui il a « souligné la nécessité d’accorder rapidement aux représentants canadiens l’accès à l’Iran pour fournir des services consulaires, aider à l’identification du défunt et participer à l’enquête sur l’accident ».

M. Champagne a déclaré que « le Canada et les Canadiens ont de nombreuses questions auxquelles il faudra répondre ».

« L’expertise canadienne en matière de tragédies aériennes, l’expertise en matière d’enquêtes sur les écrasements, est de classe mondiale. Nous avons beaucoup à apporter et nous avons perdu beaucoup de choses dans la perte de tant de vies canadiennes, tant de familles au pays qui sont en deuil», a déclaré le premier ministre.

« Nous allons participer. Nous offrirons toute l’expertise que nous avons à offrir », a-t-il ajouté.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau affirmait jeudi, en milieu d’après-midi, que son gouvernement « n’aurait pas de répit tant qu’il n’aura pas obtenu de réponses sur ce qui a provoqué l’écrasement de l’avion de ligne qui a coûté la vie à 63 Canadiens ».

RCI avec les informations de CBC News

Vol 752 – Une tragédie canadienne… Voici notre couverture complète

Vol 752 : les enquêteurs étrangers, dont canadiens, enfin invités en sol iranien
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada confirme qu’il pourra se rendre sur le site de l’écrasement après avoir été invité par le Bureau des enquêtes sur les accidents d’aviation de l’Iran.Ali Abedzadeh, le chef de l’Organisation de l’aviation civile iranienne a invité le Canada et la Suède à coopérer dans l’enquête sur l’accident.

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63 passagers canadiens meurent dans l’écrasement d’un Boeing ukrainien en Iran
Din Mohammad Qassemi, qui vit près du site de l’accident, a affirmé : « J’ai entendu une explosion massive et toutes les maisons ont commencé à trembler. Il y avait du feu partout. Au début, j’ai pensé que [les Américains] avaient frappé ici avec des missiles. Au bout d’un moment, je suis sorti et j’ai vu qu’un avion s’était écrasé là-bas. Il y avait des morceaux de corps partout. »

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