Le gouvernement du Québec annonce l'élargissement des modalité sur l'aide médicale à mourir. (Crédit photo : iStock)

Plus besoin d’être en fin de vie pour bénéficier de l’aide médicale à mourir

Le Québec vient d’annoncer qu’une personne qui décide de demander l’aide médicale à mourir n’aura plus besoin d’être en fin de vie pour y avoir droit. Une décision qui met le gouvernement provincial en conformité avec le jugement rendu dans la cause Truchon et Gladu.

Toutefois, les personnes admissibles devront recevoir l’accord de deux médecins. Elles devront également respecter les cinq critères énoncés dans la loi, notamment être majeur ou être atteint d’une maladie grave et incurable.

« Nous voulons nous assurer que la Loi concernant les soins de fin de vie réponde aux besoins des Québécoises et des Québécois, notamment les personnes qui sont aux prises avec des problèmes de santé graves et ayant des souffrances insupportables, a déclaré par voie de communiqué Danielle McCann, ministre québécoise de la Santé et des Services sociaux. Nous nous sommes d’ailleurs engagés à amorcer une réflexion sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie, notamment pour les personnes inaptes. »

Ces derniers jours, Ottawa et Québec ont entamé des consultations sur l’élargissement des règles qui encadrent l’aide médicale à mourir. Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avait déclaré que le gouvernement acceptait la décision rendue le 11 septembre par la Cour supérieure du Québec et qu’il modifierait la loi fédérale en conséquence.

Avec La Presse canadienne et Radio-Canada

Le gouvernement Trudeau pourrait aller beaucoup plus loin que prévu dans sa révision de la loi sur l'aide médicale à mourir. La Cour supérieure du Québec a donné à Ottawa jusqu'au 11 mars pour la réviser. Elle juge trop restrictif et inconstitutionnel le critère selon lequel la mort naturelle doit être raisonnablement prévisible afin de recevoir l'aide à mourir. Mais dans une entrevue avec Radio-Canada, le ministre de la Justice David Lametti ouvre la porte à une réforme encore plus complète de la loi, quitte à demander un délai supplémentaire à la cour. Voici ce qu'a appris Christian Noël.

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Catégories : Santé, Société
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