Des milliers de personnes ont participé à une manifestation réclamant justice pour la mort de George Floyd et de toutes les victimes de la brutalité policière, à Montréal, le dimanche 7 juin 2020. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

Une majorité de Canadiens pense qu’il existe des préjugés raciaux au pays

Alors que les manifestations contre la brutalité policière et le racisme se poursuivent dans le monde entier et dans les plus grandes villes du pays, un nouveau sondage a révélé que la plupart des Canadiens estiment que les préjugés contre les minorités visibles au Canada constituent un « problème grave ».

En effet, 69 % des Canadiens croient qu’il existe des préjugés contre les minorités visibles au Canada. En fait, rares sont ceux qui pensent que les relations interraciales ont beaucoup progressé au cours de la dernière décennie, selon un nouveau sondage de Dart & Maru Blue.

En outre, lorsqu’il s’agit de déterminer le nombre net de Canadiens qui pensent que les relations raciales avec les minorités visibles sont meilleures qu’il y a 10 ans, seulement 3 sur 10 pensent que c’est le cas dans l’ensemble du Canada.

Lorsqu’on leur pose cette même question sur les relations interraciales depuis 10 ans dans leurs communautés et par rapport à la police locale, ces chiffres se maintiennent.

(Photo : iStock/VLIET)

Toutefois, en même temps qu’ils ont cette perception, pratiquement le même nombre (70 %) pense que les relations avec ces minorités visibles sont généralement bonnes à l’heure actuelle dans tout le Canada, davantage dans leur quartier (82 %), dans leur communauté/municipalité (79 %) et un peu moins avec leur service de police (68 %).

En d’autres termes, alors qu’une majorité de Canadiens pense qu’il y a des conflits et des préjugés raciaux dans tout leur pays, 7 sur 10 environ pensent que les relations interraciales sont bonnes dans tout le pays, dans leur les communautés/municipalités ou leurs quartiers, ou avec leurs services de police locaux.

Les données suggèrent qu’avec 30 millions d’adultes canadiens à travers le pays, environ 9 millions voient ou ressentent les préjugés et le racisme alors que les 21 autres millions sont moins susceptibles de le reconnaître.

Perceptions dans les diverses provinces canadiennes

(Image : iStock/MicroStockHub)

Les Québécois estiment avoir les meilleures relations interraciales, tandis que les Albertains, les Manitobains et les Saskatchewanais s’estiment au bas de l’échelle.

Lorsque tous les résultats sont évalués et classés par note nette, c’est le Québec qui ressort comme la province ou région qui estime que les relations interraciales sont les meilleures (+73) à l’intérieur de ses frontières, suivi par la Colombie-Britannique (+66), le Canada atlantique (+55), l’Ontario (+53), le Manitoba et la Saskatchewan (+49) et Alberta (+48).

En fait, les perceptions nettes les mieux notées parmi les provinces et les régions pour les relations raciales avec les
minorités par catégorie :

  •  Dans tout le Canada – Québec (+62)
  •  Dans votre communauté/municipalité/Québec (+79)
  •  Dans votre quartier : Québec (+84)
  •  Avec le service de police local : Colombie-Britannique (+66), Québec (+65)

Lors de l’évaluation de ceux qui ont les perceptions nettes les plus faibles parmi les provinces et les régions pour
les relations raciales avec les minorités visibles par catégorie, c’est à la fois l’Alberta et le Manitoba/Saskatchewan que
sont présentes dans toutes les catégories :

  • Dans tout le Canada : Alberta (+30)
  • Dans votre communauté/municipalité : Alberta (+49)
  • Dans votre quartier : Alberta (+62)/Manitoba/Saskatchewan (+62)
  • Avec votre service de police local : Manitoba/Saskatchewan (+36)

Enfin, en ce qui concerne la démographie, les personnes plus âgées (55 ans et plus), avec un niveau de scolarisation collégiale ou diplômées d’une école technique, gagnant plus de 100 000 $ en revenus, ainsi que les hommes sont plus susceptibles de croire que les relations interraciales au Canada sont bonnes comparativement aux plus jeunes (18-34 ans), les personnes à faible revenu (moins de 50 000 $) avec un diplôme universitaire ou plus instruit, et de sexe féminin.

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Le sondage et les sondeurs

(Image : ChristianChan/iStock)

Maru Voice Canada est dirigé par Maru/Blue, une société qui gère également Springboard America et Maru Voice UK. Pour sa part, Dart C-Suite communications est une firme privée de sondages au Canada. Les deux compagnies mènent des sondages auprès de volontaires payés.

Le consortium explique que le sondage a été mené auprès de 1515 adultes canadiens sélectionnés au hasard qui sont membres de maru/BLUE’s Online le 3 juin 2020 et est considéré avec une précision à +/- 3,9 points de pourcentage.

L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population et les provinces/régions individuelles.

Les résultats ont été pondérés en fonction de l’éducation, de l’âge, du genre et de la région pour correspondre à la population, selon les données du recensement, pour s’assurer que l’échantillon est représentatif de l’ensemble de la population adulte du Canada.

La communication des résultats de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nunavut, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest est exclue en raison de la taille extrêmement réduite des échantillons.

En complément : 

RCI avec Dart & Maru Blue.
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