Crise en Ukraine : le Canada boycotte une rencontre à Moscou sur l’Arctique

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Leona Aglukkaq, ministre canadienne de l'environnement et présidente du Conseil de l'Arctique. (Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne)
Leona Aglukkaq, ministre canadienne de l’environnement et présidente du Conseil de l’Arctique. (Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne)
Un geste de représailles contre la récente annexion de la Crimée par la Russie.

Le Canada ne participait pas lundi et mardi à la rencontre du Conseil de l’Arctique dont il assure pourtant la présidence et qui se tient cette semaine à Moscou.

Selon la ministre canadienne de l’Environnement, Leona Aglukkaq, qui représente le Canada au sein de ce forum international, le gouvernement canadien choisit de ne pas participer « aux réunions au niveau des groupes de travail du Conseil de l’Arctique à Moscou, cette semaine, en raison de l’occupation illégale de l’Ukraine par la Russie et de ses actes de provocation persistants en Crimée et ailleurs ».

Aide-mémoire
  • Le Conseil de l’Arctique réunit huit pays, dont le Canada, qui ont des intérêts économiques par rapport au développement de cette zone.
  • Les huit nations membres présentes sont le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Fédération de Russie, la Suède, les États-Unis et le Canada.
  • Le Conseil de l’Arctique discute de protection de l’environnement, de l’exploitation des ressources naturelles, de trafic maritime et de tourisme.
  • Le Conseil permet aussi à quelques autres pays d’écouter les conversations et d’être témoins des décisions grâce à un statut d’observateur.,
  • La rencontre à Moscou de cette semaine devait être consacrée au réchauffement climatique
Les relations entre la Russie et le Canada se sont refroidies rapidement

Il y a deux semaines et demie, une délégation russe avait pu participer sans heurts à Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, à une rencontre organisée par le Conseil de l’Arctique.

En décembre dernier, le Canada avait déposé une proposition et des informations devant une commission onusienne qui tentait de faire valoir ses droits territoriaux dans les océans Arctique et Atlantique, et ce, dans le cadre de la procédure prévue à la Convention sur le droit de la mer.

En 2002, la Commission des limites du plateau continental (CLPC) de l’ONU avait rejeté les prétentions russes en raison de la faiblesse de l’argumentaire scientifique développé par Moscou. Outre la Russie, le Danemark convoite aussi le pôle Nord.

Vladimir Poutine (gauche) et Stephen Harper (droite) lors du sommet du G-20 en septembre dernier. (Dmitry Lovetsky / La Presse Canadienne)
Vladimir Poutine (gauche) et Stephen Harper (droite) lors du sommet du G-20 en septembre dernier. (Dmitry Lovetsky / La Presse Canadienne)
Le Canada a décrété samedi dernier des sanctions additionnelles contre la Russie

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, a annoncé samedi l’imposition de nouvelles sanctions en réaction à la crise en Ukraine. Ces sanctions visent notamment une entreprise pétrolière et gazière de Crimée.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird affirme « qu’il ne peut pas rester inactif pendant que la Russie occupe illégalement l’Ukraine et viole la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce pays. »

« Nous continuerons de donner un appui inébranlable à l’Ukraine et de travailler avec nos alliés et les pays qui partagent nos vues afin d’exercer des pressions sur la Russie jusqu’à ce que le conflit soit désamorcé en Ukraine. (…) Le Canada et ses alliés prendront d’autres mesures pour isoler davantage la Russie sur les plans économiques et politiques ».

Le ministre des Affaires étrangères John Baird. (Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne)
Le ministre des Affaires étrangères John Baird. (Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne)
Le saviez-vous?

Ukraine : le Canada au coeur de la révolte

  • Après l’Ukraine et la Russie, le Canada est le pays au monde qui héberge la plus importante population d’origine ukrainienne.
  • Le 22 mars dernier, le premier ministre canadien Stephen Harper était le premier dirigeant du G7 à se rendre sur la place de Kiev qui avait été le théâtre du soulèvement prodémocratie le mois précédent.
  • Il y a dénoncé la « parodie de référendum » en Crimée et mis en garde contre l’impact de la violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine par la Russie, qui va « contribuer à la course aux armements dans le monde ».
À lire aussi

Le Canada refroidit les ardeurs des pays étrangers qui rêvent d’un passage du Nord-Ouest – RCI

Liens externes

Conseil de l’Arctique : le Canada boycotte une réunion à Moscou – Ria Novosti 

La crise ukrainienne peut-elle influencer la coopération dans l’Arctique? – 45e Nord.ca

Le Canada a boycotté une réunion du Conseil de l’Arctique – Le Devoir

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Stéphane Parent, Radio Canada International

Stéphane Parent, Radio Canada International

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