Les soins en santé mentale et en prévention du suicide sont toujours inappropriés pour les Autochtones et les Inuits du Canada

La ville d’Iqaluit au crépuscule, ici en 2009. « Il y a un urgent besoin d’investissement en soins de santé mentale et en prévention du suicide », clame la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada. Les populations autochtones et inuites font encore partie de ceux vivant les plus importantes disparités au niveau de la santé et du statut socio-économique parmi les pays développés. (Andy Clark/Reuters)
La crise actuelle en santé mentale et le haut taux de suicide qui affecte les Inuits et les Autochtones du Canada doivent être envisagés avec plus de fermeté par les députés canadiens, selon la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada.

« Trois ans après la publication du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, il est plus que temps que le gouvernement passe à l’action et aborde la crise de santé mentale et de suicide chez les Autochtones », a déclaré le président de la FEMC, Henry Annan.

Le taux de suicide chez les jeunes Autochtones de 15 à 24 ans est de 5 à 6 fois le taux reconnu dans la population générale du même âge tandis que chez les Inuits il est 11 fois plus élevé.

Il y a un urgent besoin d’investissement en soins de santé mentale et en prévention du suicide. Les populations autochtones et inuites font encore partie de ceux vivant les plus importantes disparités au niveau de la santé et du statut socioéconomique parmi les pays développés.

Les soeurs du Sacré-Coeur d’Ottawa en compagnie de leurs élèves de l’école résidentielle de Pukatawagan au Manitoba en 1960. (Soeur Lilian/Reuters/archives)
Des recommandations claires

Pour étayer ses demandes, la FEMC a entrepris des consultations auprès de chefs autochtones et d’experts en bien-être et en santé mentale en plus de construire des relations avec plusieurs cabinets de ministres fédéraux.

« C’est la première année que les étudiants et étudiantes vont aborder le sujet de la santé des autochtones à la journée d’action annuelle, mais je suis certaine que ce ne sera pas la dernière », déclare l’étudiante métisse en médecine Amanda Sauvé.

Basée sur ces consultations, la FEMC recommande que l’on adopte les méthodes et stratégies proposées par les communautés et peuples autochtones pour régler la crise suicidaire autochtone. Elle demande aussi qu’on révise les financements afin que chaque communauté reçoive le montant approprié. Elle recommande également une inclusion des savoirs traditionnels dans les soins de santé mentale offerts.

La Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada (FEMC) représente les intérêts de plus de 8000 étudiants à travers le Canada auprès des institutions fédérales, du grand public et des organisations médicales nationales.

 

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