Des leaders inuits réunis en Alaska pour revendiquer leurs droits en matière de gouvernance

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Les participants à la treizième assemblée générale du Conseil circumpolaire inuit (CCI) ont allumé la traditionnelle lampe à huile qulliq lors de la cérémonie d’ouverture de l’assemblée le 16 juillet 2018. (Conseil circumpolaire inuit/YouTube)
Des douzaines de leaders inuits du Canada, des États-Unis, du Groenland et de la Russie se rencontrent cette semaine, à Utquiagvik, en Alaska, pour la treizième assemblée générale du Conseil circumpolaire inuit (CCI).

Il s’agit d’une occasion pour discuter de gouvernance et établir des stratégies pour faire entendre les voix inuites à l’international.

Le CCI représente environ 160 000 Inuits qui vivent sur un territoire de plus de 5 millions de kilomètres carrés.

Réaffirmation des droits ancestraux

« Nous, les gens qui vivons dans les communautés affectées par le développement du trafic maritime, par les changements environnementaux, par les changements politiques, voulons faire partie des décisions », précise-t-elle.

Selon Mme Karetak-Lindell, les gens doivent reconnaître que les Inuits ont des droits ancestraux qui leur donnent l’autorité de pouvoir faire partie de la prise de décisions les concernant.

« Les décisions prises partout dans le monde affectent nos communautés, nos familles, notre environnement et notre bien-être, dit-elle. C’est la moindre des choses que de pouvoir prendre la parole. »

En 1983, le CCI a reçu un statut consultatif au Conseil économique et social des Nations unies.

Le CCI travaille depuis pour avoir un statut permanent dans diverses entités de l’ONU, comme l’Organisation maritime internationale et l’agence qui réglemente la navigation internationale.

En 1996, le CCI a joué un rôle de premier plan dans la création du Conseil arctique, qui regroupe 8 nations de l’Arctique et 6 membres permanents, dont fait partie le CCI.

Faire respecter la Déclaration des Nations unies

Pour Nancy Karetak-Lindell, toutefois, il y a d’abord des problèmes à régler localement.

« Dans chacun de nos pays, on essaie de s’assurer que nos gouvernements respectent la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones », dit-elle.

« Au Canada, le gouvernement a finalement reconnu la Déclaration, mais nous devons rester vigilants. Nous devons nous assurer que les ministères n’oublient pas les gens pour qui ils écrivent les lois », soutient Mme Karetak-Lindell.

La ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord s’adresse au Conseil circumpolaire inuit (CCI), lundi. (Conseil circumpolaire inuit/Youtube)

La ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett, a assuré que le temps du paternalisme venu du sud est révolu, lors de son allocution devant les délégations inuites.

« Ce n’est que lorsque la politique arctique sera menée par les gens de l’Arctique et sera axée sur le bien-être et la prospérité de votre peuple que nous allons vraiment faire cela correctement, a déclaré Carolyn Bennett. En tant que Canadiens, nous savons que cela doit représenter les priorités des gens qui vivent ici. Le dialogue sur le Nord doit être dirigé par les gens du Nord. »

– D’après les informations de Levon Sevunts pour Radio Canada International

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Espaces autochtones, Radio-Canada

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