Déversements d’hydrocarbures dans les eaux arctiques : des solutions sont étudiées

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La fonte des glaces dans l’Arctique va augmenter le trafic maritime dans le nord-ouest de la Nouvelle-Écosse selon des chercheurs. (Andrew Vaughan/La Presse canadienne)
La hausse du trafic maritime inquiète des chercheurs de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse (Maritimes). Si bien qu’ils tentent de trouver une solution aux déversements d’hydrocarbures qui polluent les eaux arctiques.

Les changements climatiques accélérant la fonte des glaces dans l’Arctique, on s’attend à ce que le passage nord-ouest soit de plus en plus emprunté par les bateaux.

Les observateurs scientifiques craignent ainsi une importante augmentation du trafic venant inévitablement avec ces dangers, dont les déversements d’hydrocarbures dans les eaux.

Deux solutions sont sur la table à dessin des ingénieurs Haibo Niu et Lei Liu en Nouvelle-Écosse.

Prédire les trajectoires des déversements

L’ingénieur Haibo Niu tente de développer un modèle informatique permettant de prédire le mouvement d’un déversement d’hydrocarbures. Informés des trajectoires des liquides, les intervenants pourront mieux en contrôler la propagation dans les eaux.

« L’archipel arctique pose un défi unique. »

Haibo Niu, ingénieur à l’Université de Dalhousie

« Il y a beaucoup de petites îles qui rendent les choses très compliquées parce que les modèles traditionnels avec la résolution de la côte ne permettent pas d’anticiper les courants correctement. Pour simuler correctement le transport du pétrole, nous avons besoin de modèles océaniques à haute résolution », soulève Monsieur Niu.

Retirer les hydrocarbures des eaux

Lei Liu, quant à lui, prévoit, au courant des prochaines années, travailler sur tout autre projet qui viendrait compléter celui de son collègue.

Il souhaite développer une technologie pour filtrer l’huile des eaux usées et huileuses. Pour ce faire, il va recueillir ses eaux aux abords des navires et créer un filtre conçu avec une fibre membranaire.

L’objectif est de créer une unité à bord des navires pour retirer les hydrocarbures, permettant ainsi à l’eau propre d’être rejetée en mer plutôt que d’être ramenée à terre pour être traitée comme on le fait présentement.

« L’espace de stockage pourrait alors être économisé et nous pourrions économiser beaucoup de frais de transport », dit-il.

Le coût total des deux projets est de 540 000 $. Ils sont en partie financés par un programme fédéral dont l’enveloppe totale s’élève à 45 millions de dollars. Le programme a pour objectif d’améliorer l’efficacité des interventions lors de déversement d’hydrocarbures au Canada.

Avec les informations de Paul Withers de CBC News

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