Femmes autochtones : « On ne peut pas tout faire dans l’immédiat », dit une ministre québécoise

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Sylvie D’Amours est députée de Mirabel et ministre québécoise des Affaires autochtones. (Jacques Boissinot/La Presse canadienne)
Suivant la publication du rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), le gouvernement québécois de François Legault promet d’agir, sans préciser de quelle façon.

« On ne peut pas tout faire dans l’immédiat, mais les recommandations spécifiques au Québec devront être priorisées », a déclaré la ministre responsable des Affaires autochtones Sylvie D’Amours, lors d’une entrevue accordée à l’émission 24/60 sur ICI RDI, mardi soir.

Cette dernière a mentionné que maintenant que le rapport fédéral avait été déposé, elle allait s’asseoir avec les nations autochtones pour voir dans quel ordre traiter les 21 recommandations faites spécifiquement au Québec par les commissaires de l’ENFFADA.

Au sujet de la création d’un poste d’ombudsman aux affaires autochtones et d’une meilleure formation à donner aux policiers, Mme D’Amours a répondu qu’« on ne pourra pas passer à côté » de ces recommandations.

Interrogée par Anne-Marie Dussault sur la recommandation d’instaurer une commission d’enquête sur les enfants enlevés aux familles autochtones, la ministre s’est montrée toutefois plus évasive, avant de rappeler l’importance de prioriser les actions à prendre.

Dans les années 1960 et 1970, plusieurs enfants de différentes communautés autochtones ont disparu lors de leur hospitalisation, sans que les parents aient la certitude de ce qu’il est advenu d’eux.

La ministre a aussi rappelé que le rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec – la Commission Viens –, qui sera déposé au mois de septembre, permettra d’avoir un portrait des services donnés aux Autochtones par l’État. « On peut déjà commencer à travailler, et ensuite on pourra prendre le rapport Viens et continuer le travail », a-t-elle dit.

Mme D’Amours a ajouté que « le dossier des femmes autochtones n’est pas un dossier que le gouvernement ou les ministères peuvent régler seuls, c’est un dossier où la société québécoise doit faire une différence ».

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