Le pavillon Qaumajuq à Winnipeg : un avenir lumineux pour l’art inuit au Canada

Le centre d’art inuit Qaumajuq du Musée des beaux-arts de Winnipeg (WAG). Le centre est consacré à l’art, à la culture et à l’histoire des Inuit. (Trevor Lyons/Radio-Canada)
L’ouverture officielle du pavillon consacré à l’art inuit du Musée des beaux-arts de Winnipeg aura lieu le 27 mars. On y trouvera la plus grande collection d’art inuit au monde.

Voilà maintenant qu’au cœur des Prairies, il est possible de retrouver l’immensité du Nord. Il suffit de franchir les portes du Qaumajuq, comme on nomme le pavillon en inuktitut.

Ce rapprochement géographique, artistique et culturel était au cœur de projet, selon le directeur général du Musée des beaux-arts de Winnipeg (WAG), Stephen Borys.

Avec ses 14 000 œuvres d’art inuit, le pavillon rassemble la plus grande collection du genre au monde. De plus, le gouvernement du Nunavut a prêté à long terme près de 7400 œuvres au musée, dont plus de 5000 sculptures.

« Qaumajuq relie le pays du Nord au Sud. En partageant, en comprenant et en faisant la promotion des arts inuit, ce pavillon rassemble les communautés grâce au langage universel de l’art. »Stephen Borys, directeur général du Musée des beaux-arts de Winnipeg

Une bonne majorité de ces œuvres est à l’honneur à l’intérieur du pavillon, où une voûte vitrée est visible depuis chaque étage.

La voûte transparente à l’entrée du centre d’art inuit Qaumajuq du Musée des beaux-arts de Winnipeg. (Holly Caruk/Radio-Canada)

De plus, le nouveau pavillon du WAG possède la plus grande salle d’exposition dédiée aux arts autochtones en Amérique du Nord. Baptisée Qilak – qui veut dire ciel en inuktitut – la galerie principale fait 743 mètres carrés et ses plafonds ont une hauteur de 4 mètres.

Lumière naturelle

Qaumajuq signifie « C’est brillant, c’est lumineux » en inuktitut, une idée que transparaît dans l’édifice, avec ses 22 puits de lumière illuminant la galerie principale. C’était d’ailleurs l’une des volontés de l’architecte, Michael Maltzan, que de créer des échos entre le lieu et ce qui y sera présenté.

« L’ambition est de créer un espace où la lumière, l’échelle, l’ondulation et la vastitude sont dans un vrai dialogue dynamique avec la force des œuvres d’arts présentés », explique l’architecte.

Les puits de lumière sont nombreux sur le toit de l’édifice. Ils peuvent ainsi illuminer la galerie principale. (Lindsay Reid/Radio-Canada)

Depuis le 22 mars, Qaumajuq est ouvert aux Inuit, aux Métis et aux membres des Premières Nations. Ceux qui désiraient visiter le nouveau pavillon n’avaient qu’à s’inscrire. Les 25 et 26 mars, une ouverture virtuelle se tiendra pour le public général désireux d’y participer.

Le pavillon sera ouvert à l’ensemble de la population dès le 27 mars.

Radio-Canada

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