Mise à jour de l’échouage du Thamesborg

Une adaptation d’un texte d’Eye on the Arctic d’Eilis Quinn
Un imposant cargo néerlandais, le Thamesborg, est demeuré échoué dans le passage du Nord-Ouest, surveillé par deux brise-glaces canadiens, tandis que les autorités poursuivent leur enquête pour comprendre ce qui a mal tourné.
L’incident s’est déroulé le 6 septembre lorsque le navire traversait le détroit de Franklin, dans l’archipel arctique canadien, dans une zone non cartographiée selon les normes modernes.
En mars 2025, seulement 18 % des eaux arctiques du Canada étaient cartographiées avec une technologie à jour.
« Au cours des deux dernières décennies, la région du détroit de Franklin a été sondée par le Service hydrographique canadien de Pêches et Océans Canada avec des sonars multifaisceaux modernes », explique un porte-parole de la Garde côtière canadienne en réponse aux questions envoyées par courrier électronique à Eye on the Arctic.
« Les données de sondage varient en qualité dans l’Arctique », ajoute l’agence, notant que cela est reflété sur les cartes disponibles.
Cependant, les cartes de navigation et les guides disponibles pour le détroit de Franklin, où le navire a circulé, montrent les risques connus pour les navires qui ont été détectés.
« Ces produits incluent des informations sur les dangers connus pour la navigation dans la région, tels qu’un banc de sable signalé à proximité de l’endroit où le navire s’est échoué », indique la Garde côtière.
« Ces informations sont communiquées aux marins conformément aux normes internationales pour les produits de navigation. »
La Garde côtière affirme que la cause de l’échouage n’a pas encore été déterminée et qu’il n’est pas possible de savoir si la cartographie ou d’autres facteurs ont joué un rôle.
Wagenborg, l’entreprise néerlandaise de logistique maritime et opérateur du navire, a indiqué dans un communiqué jeudi qu’un expert en sauvetage et un architecte naval devraient rejoindre le Thamesborg d’ici la fin de la semaine.
Le navire reste stable à son emplacement, sans pollution ni menace environnementale. Toutefois, les autorités précisent que la surveillance se poursuit.
« La Garde côtière canadienne dispose de deux navires sur place, le CCGS Sir Wilfrid Laurier et le CCGS Jean Goodwill, et utilise également une technologie de surveillance environnementale par satellite », a précisé la Garde côtière.
« Des survols aériens ont été effectués, et un véhicule téléguidé a inspecté le navire le 8 septembre. »
Les deux brise-glaces de la Garde côtière présents sur place sont équipés de matériel de pollution qui peut être utilisé si nécessaire, a ajouté la Garde côtière.
À propos du Thamesborg
- Type : navire de charge général
- Opérateur : Royal Wagenborg
- Pavillon : Pays-Bas
- Construit : 2012
- Longueur : 172,28 mètres
- Largeur : 21,49 mètres
- Source : Royal Wagenborg
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