Dans le Grand Nord canadien, une soupe populaire nourrit plus de 50 personnes

Delilah Aleekee a étudié les arts culinaires au Collège de l’Arctique du Nunavut, à Cambridge Bay. (Liny Lamberink/Radio-Canada)

La soupe populaire de Taloyoak, au Nunavut, a servi plus de 50 personnes, vendredi et samedi, après que le hameau a décidé de l’ouvrir pendant une période de froid intense.

« J’aime nourrir ma communauté, les voir heureux », a dit Delilah Aleekee. Cette récente diplômée en arts culinaires du Collège de l’Arctique, à Cambridge Bay, se réjouissait de mettre ses compétences en pratique.

Avec l’aide de sa nièce, Delilah Aleekee a préparé un ragoût de bœuf, vendredi, et une soupe à l’omble chevalier, samedi. Elles ont aussi servi des banniques. Selon elle, plusieurs personnes ont apprécié la nourriture.

Parmi celles-ci, il y avait Caroline Aaluk. « C’est la meilleure soupe que j’aie jamais mangée! », a lancé cette dernière, samedi, en riant. « On aime surtout manger du poisson à cause des protéines et du gras, c’est vraiment bon. Surtout quand c’est préparé comme ça », a-t-elle ajouté.

Selon Caroline Aaluk, la soupe de poisson est ce qu’il y a de mieux, car le poisson contient toutes les protéines et tous les gras nécessaires. (Liny Lamberink/Radio-Canada)

La soupe populaire a été utilisée de façon sporadique depuis la fin des travaux pour réaménager l’espace, il y a un peu plus d’un an. Lenny Panigayak, maire de Taloyoak, indique qu’il cherche du financement pour l’ouvrir de trois à cinq fois par semaine.

Caroline Aaluk appuie l’idée : « C’est vraiment bien, parce que la plupart des gens ne travaillent pas, et ce sont souvent des mères monoparentales qui font de leur mieux pour nourrir leurs enfants. »

Mme Aaluk a mentionné qu’elle et son conjoint ne travaillent pas et qu’ils vivent surtout des revenus du Régime de pensions du Canada. C’est difficile, a-t-elle poursuivi, mais elle s’y est habituée.

« Cette soupe populaire est ce qu’il y a de mieux. Je suis tellement contente qu’ils aient mis ça en place pour que les enfants puissent manger. La fin de semaine est le moment le plus difficile pour demander de la nourriture. »

Avec les informations de Liny Lamberink

Radio-Canada

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