Une histoire de famille nunavummiuq aux Jeux de l’Arctique 2026

Les sœurs Naja Pearce et Kayla Tikivik, athlètes de sports arctiques du Nunavut, participent ensemble cette année aux compétitions des Jeux d’hiver de l’Arctique Whitehorse 2026, poursuivant ainsi une passion transmise de mère en fille.
« Je crois que, parfois, on passe un peu trop de temps ensemble, et on commence à se trouver agaçantes l’une l’autre. Puis, on se dit : « OK, peu importe, ça va aller! » », dit Naja en riant.
Naja et Kayla compétitionnent toutes deux pour l’équipe du Nunavut dans la catégorie des sports arctiques, l’une dans la catégorie ouverte, et l’autre chez les moins de 17 ans.
En optant pour les sports arctiques, Naja a d’abord choisi de suivre les traces de sa mère, Susie Pearce, une athlète de longue date engagée dans le sport depuis plus de 33 ans.
Susie Pearce entraîne aujourd’hui ses deux filles.

Kayla a pour sa part été initiée aux sports arctiques il y a trois ans, un peu à reculons, par sa sœur.
« Je l’ai forcée à y aller », lance Naja en plaisantant. « Je lui ai juste dit qu’elle allait le faire, je l’ai littéralement forcée à jouer. »
Naja souligne que sa petite sœur la surpasse aujourd’hui dans certaines disciplines, particulièrement au coup de pied double, où Kayla peut atteindre la marque de 1,83 m (6 pi).
De mère en fille
Les deux sœurs disent s’encourager l’une l’autre à toujours faire mieux, tout comme le fait d’ailleurs leur mère et entraîneuse.
« Le fait de les entraîner me permet de devenir moi-même une meilleure entraîneuse », dit Susie Pearce. « On partage des idées et on cherche sans cesse à améliorer leurs formes. »

Naja indique vivre quelque chose de « spécial » en étant entraînée par sa mère, qui l’aide souvent à retrouver sa concentration lorsqu’elle devient nerveuse en compétition.
« Après chacune de mes tentatives, je suis allée directement la voir et lui ai dit : « OK, qu’est-ce que je peux faire? Qu’as-tu vu? Comment est-ce que je peux m’améliorer? » Et elle m’a aidée », confie Naja.
Pour Susie, le sport est une passion qui doit être transmise.
« Ces Jeux sont faits pour être transmis aux prochaines générations. Je suis persuadée que, si je les transmets à mes filles, elles ont désormais les aptitudes et les connaissances pour possiblement les transmettre à d’autres générations », affirme-t-elle.
Chez elles, à Iqaluit, les deux sœurs s’entraînent avec l’un de leurs petits frères, et Naja espère réussir à recruter un autre de ses frères.
« On dit toujours que c’est un privilège pour nous d’aller ensemble dans les compétitions, d’être coéquipières, d’avoir un lien familial, et qu’elles soient ma sœur et ma mère », conclut Naja.
« C’est un moment très spécial, que peu de gens ont la chance de vivre. »
Avec les informations de Bianca McKeown
