La 28e édition des Jeux d’hiver de l’Arctique se conclut à Whitehorse

La cérémonie de clôture s’est déroulée sur la rue principale dans le centre-ville de Whitehorse, au Yukon. (Marie-Soleil Desautels/Radio-Canada)

C’est dans une atmosphère festive que se sont terminés les Jeux d’hiver de l’Arctique à Whitehorse, samedi après-midi. « On l’a fait! », a lancé au micro Tracey Bilsky, présidente de la Société hôte des Jeux actuels, visiblement ravie devant un public en liesse.

Sous un soleil éclatant qui faisait presque oublier un indice de refroidissement éolien sous les -20 degrés Celsius, participants, bénévoles, spectateurs et résidents ont célébré ensemble la fin d’une semaine riche en sports, en culture et en échanges nordiques.

Le président du Comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique, John Rodda, est monté sur scène peu après le début de la cérémonie pour féliciter les participants et décerner le trophée Hodgson, remis à l’équipe qui a le mieux incarné l’esprit sportif et le respect de la philosophie des Jeux.

Pour la première fois dans l’histoire, nous avons une égalité. Je voudrais inviter l’équipe Alberta Nord et l’équipe Nunavut sur scène.John Rodda, président du Comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique

Les applaudissements ont salué ce moment fort, symbole de camaraderie et de respect mutuel.

John Rodda a repris le drapeau officiel des Jeux d’hiver de l’Arctique, qui restera entre les mains de l’organisation jusqu’à ce que la ville hôte des Jeux de 2029 soit choisie. (Sarah Xenos/Radio-Canada)

Côté ulus, ces médailles remises aux athlètes dont le nom et la forme viennent du couteau traditionnel inuit, l’Alaska domine le classement.

L’État américain a récolté 227 ulus, suivi du Yukon (174) et de l’Alberta Nord (127). Les Territoires du Nord-Ouest, le Groenland, le Nunavut, le Sápmi et le Nunavik se partagent le reste des podiums.

Graphique.

Au total, 797 ulus ont été attribués durant ces Jeux, reflétant la diversité et le talent des délégations nordiques.

Cette semaine, les Jeux ont rassemblé nos communautés nordiques dans l’amitié, la solidarité et la fierté, et nous ont rappelé que le Nord n’est pas seulement fort, mais aussi profondément uni.Tracey Bilsky, présidente de la Société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique 2026

La gouverneure générale du Canada, Mary Simon, était d’ailleurs présente à la cérémonie de clôture.

La gouverneure générale du Canada, Mary Simon, était de passage à Whitehorse pour la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de l’Arctique 2026. (Virginie Ann/Radio-Canada)

« Les Jeux sont importants, car ils permettent aux jeunes de faire connaissance avec d’autres jeunes du Canada et d’autres pays », a-t-elle déclaré en amont de celle-ci, ajoutant que le sport lui-même est aussi important pour le bien-être.

Sur une butte de neige pour mieux observer la fête se tenait une jeune fille avec l’uniforme de l’équipe du Nunavut. Allison Cane, 13 ans, vient toutefois de Yellowknife, des Territoires du Nord-Ouest.

« Les vestes du Nunavut sortent vraiment du lot et la mienne des Territoires du Nord-Ouest… ben, elle n’était pas mon style », dit en riant celle qui en était à sa première participation aux Jeux d’hiver de l’Arctique.

Allison Cane portait un uniforme du Nunavut bien qu’elle vienne des Territoires du Nord-Ouest. (Marie-Soleil Desautels/Radio-Canada)

Les jeunes échangent non seulement des épinglettes, le sport non officiel des Jeux, mais aussi des vêtements.

Si Allison Cane se désole que son équipe féminine de hockey ait terminé en dernière place, elle dit toutefois être fière de ses amies qui ont fait l’équipe avec elle et de la belle complicité qui les unit. « Tout le monde s’entend super bien », souligne-t-elle.

Les Jeux, ç’a été l’une des plus belles expériences de ma vie. Je le referais sans hésiter!Allison Cane, joueuse de hockey

La gardienne de but de l’équipe ténoise, Paige Hawthorn, elle, n’avait pas échangé son manteau des Territoires du Nord-Ouest. Mais elle portait une tuque de l’Alaska.

La gardienne de but de l’équipe féminine de hockey ténoise, Paige Hawthorn. (Sarah Xenos/Radio-Canada)

Elle était aussi fière de son équipe, ajoutant que les essais n’avaient eu lieu qu’en janvier et qu’il leur a fallu s’habituer rapidement l’une à l’autre. « J’ai vraiment progressé au hockey juste en étant ici », souligne-t-elle.

Tous les jeunes rencontrés ont qualifié l’expérience d’unique, dont Maya Forrest-Hubloo, du Nunavik. La jeune de 16 ans a compétitionné dans les sports arctiques, comme le coup de pied en hauteur ou le triple saut.

« C’est vraiment cool, les Jeux », dit-elle en se réjouissant de la place qu’y occupent les peuples autochtones. « J’ai découvert plein de cultures que je n’aurais jamais pensé voir, dit-elle, ajoutant que c’est important parce que ça ouvre au monde. »

Maya Forrest-Hubloo, athlète du Nunavik. (Marie-Soleil Desautels/Radio-Canada)

Pour le joueur de volleyball Logan Smith, 15 ans, d’Alaska, cette ouverture au monde se traduit par de nombreux nouveaux contacts : il repart avec une liste de numéros de téléphone et autres coordonnées.

« Je me suis fait beaucoup de nouveaux amis, d’un peu partout. Presque dans chaque équipe, mais surtout dans l’équipe de l’Alaska », raconte-t-il.

Logan Smith, d’Alaska, repart avec une liste de nouveaux contacts. (Marie-Soleil Desautels/Radio-Canada)

La rue a vibré au rythme de la musique pendant quelques heures. Les gens, souriants, créaient de derniers souvenirs.

Durant son discours, la présidente de la Société hôte Tracey Bilsky s’était directement adressée aux jeunes.

« Aux athlètes, vous êtes extraordinaires », a-t-elle commencé, soulignant leurs courage, talent et esprit sportif. « Aux participants culturels, vous étiez époustouflants », a-t-elle ajouté, les remerciant d’avoir partagé leurs univers. Et elle a terminé en leur disant « à une prochaine fois ».

Un article écrit par Marie-Soleil Desautels

Radio-Canada

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