Un partenariat stratégique entre le Canada et la Suède

Le Canada et la Suède annoncent un partenariat stratégique renforcé, notamment dans les régions arctiques et de l’Atlantique Nord, et soutenu par leur appartenance à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Cette annonce survient alors que Carl XVI Gustaf et Silvia de Suède, roi et reine de Suède, sont en visite d’État au Canada du 18 au 20 novembre dans le cadre d’une campagne diplomatique pour resserrer leurs liens avec les pays de l’Arctique.
Les deux pays affirment que ce partenariat vise à approfondir leur coopération dans plusieurs domaines politiques clés : compétitivité, commerce et investissement, développement économique, sécurité et défense, transition numérique, sciences et recherche, innovation technologique, transition verte, climat et énergie, ainsi que coopération dans l’Arctique et les connexions « Nord-Nord ».
Un communiqué du bureau du premier ministre du Canada souligne que les économies des deux nations sont « complémentaires » et qu’il existe un fort potentiel de croissance dans leurs relations commerciales et leurs investissements.
Parmi les priorités mentionnées figurent l’exploitation minière, les minéraux critiques, la bioéconomie forestière, la diversification des chaînes d’approvisionnement et le contrôle des investissements étrangers.
Collaboration avec le Conseil de l’Arctique
En ce qui concerne l’Arctique, le communiqué souligne que le Canada et la Suède reconnaissent l’importance du Conseil de l’Arctique comme forum principal de gouvernance et de coopération, et que cette collaboration sera menée avec les peuples autochtones de la région.
En tant que partenaires transatlantiques étroits, alliés de l’OTAN et pays arctiques, le Canada et la Suède sont déterminés à renforcer davantage le lien transatlantique, dit le communiqué.

Soutien à l’Ukraine et coopération en matière de défense
Les deux pays réitèrent par ailleurs leur soutien à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, car ils jugent que l’invasion russe constitue une violation du droit international.

Ils s’engagent également à approfondir leur coopération en matière de défense, de cybersécurité et de soutien militaire multilatéral.

Sur les enjeux de science, de recherche et d’innovation, les deux pays expliquent vouloir renforcer leur position de leaders mondiaux en matière de technologies, notamment l’intelligence artificielle, les technologies quantiques et les réseaux 5G et 6G.
Éliminer la pollution plastique d’ici 2040
En ce qui concerne la transition écologique, le partenariat vise à mettre en œuvre les engagements internationaux (Objectifs de développement durable, Accord de Paris, etc.), à éliminer la pollution plastique d’ici 2040, à viser la neutralité carbone et à promouvoir l’énergie propre, y compris le nucléaire.

Le plan d’action associé comportera des conférences, des échanges d’expertise, des visites politiques, des projets communs. Il sera évalué chaque année, au besoin.
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