Grand Nord : La course de chiens de traîneau Yukon Quest fera son retour en 2027

La Yukon Quest a été annulée en 2026 faute de conseil d’administration et de bénévoles. (Andrew Hynes/Radio-Canada)

Au Yukon, la mythique course de chiens de traîneau Yukon Quest reviendra en 2027 après avoir été annulée cette année. Ce retour est le fruit du travail d’un nouveau conseil d’administration qui a repris les rênes de l’événement et a décidé de revenir à un parcours plus traditionnel.

Le départ sera donné le 6 février à Whitehorse et les compétiteurs pourront s’affronter sur deux trajets.

La plus longue des courses s’étendra sur environ 885 kilomètres pour rejoindre Dawson, tandis que les moins téméraires pourront parcourir 480 kilomètres et s’arrêter à Pelly Crossing.

C’est un retour aux sources pour l’événement qui avait connu, dans les dernières années, des modifications de parcours.

« Le tracé de 2027 allie sécurité et tradition », peut-on lire dans le communiqué de la Yukon Quest International Association.

« Les gens veulent compétitionner sur cette route traditionnelle », s’enthousiasme pour sa part Mike Burtnick, le vice-président de l’organisation.

« C’était plus vraiment la même course », juge Normand Casavant, un éleveur de chiens de traîneau à Mayo qui a déjà participé et été impliqué dans la Yukon Quest. « La priorité, pour moi, c’était de revenir à la base. »

Comme de nombreux nostalgiques, il caresse le rêve de revenir à la distance mythique de 1600 kilomètres (1000 miles).

En finissant à Dawson, on a déjà accompli un beau 50 % de réussite. Si, un jour, on réussit à refaire une course de 1600 km, alors là on pourra dire mission accomplie.Normand Casavant, éleveur de chiens de traîneau

En 2022, la course qui reliait Whitehorse à Fairbanks, en Alaska, depuis 1984, a en effet été scindée en deux épreuves, l’une au Canada et l’autre aux États-Unis.

Pour Louve Tweddell, une éleveuse de chiens de traîneau, ce retour au tracé historique le long du fleuve Yukon est de bon augure. « C’est la course avec laquelle j’ai grandi étant enfant, en suivant mon père qui y participait. »

Je pense que ça fait juste partie de l’esprit de la course.Louve Tweddell, éleveuse de chiens de traîneau
Louve et sa sœur jumelle Lori ont toutes les deux grandi autour des courses de chiens de traîneau. (Louve Tweddell)

Un retour très attendu

« L’absence de la Yukon Quest, il y a beaucoup de monde qui m’en parle cette année », affirme Normand Casavant. « Donc y’a toujours ce gros intérêt là de ramener cette course-là, parce que je pense qu’elle fait partie de la culture du Nord. »

Cet engouement est d’ailleurs ressenti par le nouveau conseil d’administration, qui a sondé la population en amont.

« Il y a eu énormément de retours », souligne Mike Burtnick avant d’ajouter confiant : « Je suis 100 % sûr que cette course aura lieu. »

Cette course est quelque chose que je suis depuis 15 ans, ça me passionne beaucoup.Mike Burtnick, vice-président de la Yukon Quest International Association

« La situation financière de l’organisation est un peu précaire, tempère Louve Tweddell, mais s’ils arrivent à trouver une solution, je suis sûr qu’ils peuvent créer un bel événement. »

« Il faut pas mal d’argent pour organiser une course comme celle-ci », reconnaît le vice-président de l’association, « mais nous avons déjà des accords de financement en place pour l’année prochaine ».

Normand Casavant alerte d’ailleurs sur la nécessité de limiter les coûts pour les éleveurs de chiens.

« Il faut considérer l’aspect un peu plus économique par rapport aux mushers, avance le résident de Mayo, pour leur permettre de participer à cette course-là, puis que ça coûte pas cher. »

un reportage de Mohamed-Amin Kehel avec des informations de Tori Fitzpatrick

Radio-Canada

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