Le Canada mise sur l’Arctique pour sa future surveillance aérienne

Le gouvernement du Canada intensifie ses efforts pour protéger sa souveraineté dans le Nord en sélectionnant l’entreprise suédoise Saab comme fournisseur privilégié pour son futur système d’alerte lointaine et de contrôle aérien par moyens aéroportés (AEW&C).
Cette nouvelle capacité vise d’abord à doter l’Aviation royale canadienne de technologies avancées pour détecter, suivre et repousser les menaces à longue portée dans l’Arctique et les autres régions éloignées.
Ce projet permettra également au Canada de moderniser sa contribution au Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), dans un contexte de sécurité internationale jugé de plus en plus complexe.
« Ces technologies renforceront la capacité de l’Armée à surveiller le territoire et à devancer les menaces émergentes, en particulier dans l’Arctique », explique le ministre de la Défense nationale, David J. McGuinty.

Des avions Bombardier construits au pays
La solution proposée par Saab, baptisée GlobalEye, repose sur l’avion d’affaires Global 6500 de la québécoise Bombardier.
Bien que l’annonce d’Ottawa ne constitue pas encore un engagement d’achat ferme, des discussions commerciales et techniques approfondies débuteront au cours des prochaines semaines.
Dirigée par l’Agence de l’investissement pour la défense (AID), cette approche s’inscrit dans le cadre de la stratégie industrielle du gouvernement.
Retombées économiques attendues
Si les négociations se concrétisent, le projet promet des retombées économiques majeures pour l’industrie aérospatiale canadienne :
-
Production locale : l’adaptation des appareils pour leurs missions militaires et l’intégration des systèmes technologiques se feraient au pays.
-
Emplois : le programme soutiendra la création d’emplois hautement spécialisés et le développement de la main-d’œuvre.
-
Exportations : les entreprises canadiennes pourraient intégrer les chaînes d’approvisionnement mondiales de défense de Saab.
« Cette initiative combine une capacité opérationnelle avancée avec une croissance industrielle à long terme sur le territoire national », affirme Doug Guzman, président-directeur général de l’AID.
À lire aussi :
