Une école à Yellowknife élargit son programme d’éducation en plein air

Un texte de Francis Tessier-Burns
Après une première année acclamée d’enseignement en plein air pour les enfants de la prématernelle, l’École Weledeh, à Yellowknife, a décidé d’étendre le programme aux élèves de la maternelle.
Depuis son lancement, l’année dernière, le directeur de l’école, Paul Kelly, a constaté plusieurs bienfaits de l’apprentissage extérieur chez les enfants.
Un bon nombre de nos élèves ont gagné en confiance et en autonomie, soutient-il.
Les jeunes inscrits au programme consacrent plusieurs heures par semaine à l’extérieur, en compagnie d’éducateurs de langue autochtone et d’élèves plus âgés qui servent de mentors. Ils y apprennent des compétences utiles sur le territoire, comme vider un poisson ou fendre du bois.
L’établissement scolaire a affecté une section de sa cour extérieure à ce programme, équipée d’une petite cabane chauffée au poêle à bois pour les journées glaciales.

Environ 15 élèves sont inscrits au programme de prématernelle, et environ 20 autres, à celui de la maternelle, dont la majorité de ceux qui ont participé à celui de prématernelle l’année précédente.
Le directeur, Paul Kelly, souhaite qu’une version de l’apprentissage en plein air soit offerte à tous les niveaux scolaires un jour.
Je crois sincèrement que c’est la voie à suivre, affirme-t-il.Les avantages d’un programme d’éducation en milieu naturel l’emportent largement sur ceux de la salle de classe traditionnelle.
Une manière de retenir l’attention
Chloe Grandjambe est l’une des fondatrices de l’organisme Bushkids, qui enseigne aux jeunes des savoirs et des méthodes autochtones.
D’après elle, l’enseignement en milieu naturel gagne en popularité dans le système éducatif des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) Toutefois, pour que ce projet soit un succès, il est essentiel qu’il soit appuyé par une directive claire et par un financement adéquat, souligne-t-elle.
Il ne suffit pas qu’un programme d’enseignement en plein air consiste à simplement jouer dehors, dit-elle.
Les jeunes devraient établir leur propre lien avec le territoire avec le soutien du personnel enseignant, des détenteurs de savoirs traditionnels et de leur famille.

Selon un récent rapport gouvernemental des T.N.-O., le système éducatif fait face à plusieurs défis, tels qu’un taux d’absentéisme élevé et le fait que la plupart des élèves redoublent leur 10e année.
Chloe Grandjambe soutient que le choix d’axer les programmes sur l’apprentissage en plein air pourrait s’avérer une stratégie intéressante pour améliorer les résultats scolaires.
Je parle d’expérience, ayant eu de la difficulté à être présente et à apprécier l’école à l’époque où j’y allais, témoigne-t-elle.C’est en partie ce qui m’a inspirée à faire le travail que je fais.
D’après un texte de Sarah St-Pierre
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