Une enquête nationale sur la santé bientôt lancée dans les écoles du Yukon

Des écoles du Yukon s’apprêtent à prendre part à l’Enquête sur les comportements de santé des jeunes d’âge scolaire (HBSC), une étude nationale menée tous les quatre ans qui s’intéresse à la santé des élèves âgés de 11 à 15 ans.
L’enquête se penche sur des aspects allant de la santé mentale à l’intimidation, en passant par l’activité physique, le sommeil et les liens sociaux. Elle est financée par l’Agence de la santé publique du Canada et pilotée par l’Université Queen’s, en Ontario.
Le directeur de l’Unité de promotion de la santé du gouvernement du Yukon, Ian Parker, affirme que l’étude offre un aperçu révélateur de la vie des élèves.
Une fois colligées, les données serviront principalement à orienter des éducateurs, des chefs communautaires et des ministères dans l’allocation de ressources.
La santé mentale devient une priorité de santé publique croissante ces dernières années, car de nombreux indicateurs montrent que celle des jeunes se dégrade, dit Ian Parker, directeur, Unité de promotion de la santé du gouvernement du Yukon.
Les données de l’HBSC menée en 2018 ont révélé que les jeunes élèves présentaient un niveau de bien-être mental plus faible. Selon Ian Parker, les données liées à la dépression chez ces dernières étaient particulièrement préoccupantes dans les communautés rurales
.
Il ajoute que la tendance s’est toutefois inversée quatre ans plus tard.
En 2022, l’HBSC a montré que les jeunes élèves du Yukon ont déclaré pratiquer une activité physique plus fréquemment que dans de nombreuses autres régions du Canada et que leur confiance en eux ainsi que leurs relations avec leurs pairs se sont améliorées.
Ian Parker affirme qu’il est important de mettre l’accent sur les points forts lorsque vient le temps de prendre le pouls de la santé des jeunes.
Il ajoute que le gouvernement territorial a insisté auprès de l’équipe de recherche de l’HBSC pour qu’elle intègre les forces, les facteurs de protection et les atouts de la communauté tant dans la cueillette des données que dans l’analyse des résultats.
Cette approche est née du constat que les communautés ne réagissaient pas aux résultats qui reflétaient une situation de crise.
Les gens en ont assez d’entendre ce qui ne va pas chez les jeunes, explique Ian Parker, directeur, Unité de promotion de la santé, gouvernement du Yukon.
« Nous reflétons moins les choses que les jeunes ne devraient pas faire et nous nous concentrons plutôt sur les choses dont nous savons qu’elles auront un impact positif sur leur santé globale », ajoute Ian Parker.
Le responsable national de la recherche de l’HBSC, Will Pickett, affirme que l’approche du Yukon a eu une influence sur la collecte de données ailleurs au pays.
Ils ont mis en avant l’idée [de miser sur] les points forts, explique-t-il.Nous sommes très fiers de l’enquête du Yukon. Elle est devenue une sorte de modèle pour le reste du pays.
Selon Will Pickett, les résultats d’un sondage national révèlent une augmentation des comportements à risque en ligne, de la cyberintimidation et, surtout, des problèmes de santé mentale chez les jeunes de diverses identités de genre.
Le facteur principal de protection pour les jeunes, peu importe où ils vivent, semble être les relations, poursuit-il.
Si les jeunes entretiennent des liens solides à la maison, à l’école ou avec leurs amis, cela est associé à de nombreux indicateurs positifs de santé.
Avec des informations de Cali McTavish
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