Ottawa lance les consultations pour la route du Mackenzie et Terminal 2

Le gouvernement du Canada franchit une étape vers l’inscription potentielle des projets de la route de la vallée du Mackenzie (RVM) et de Terminal 2 à Roberts Bank (T2RB) à l’annexe 1 de la Loi visant à bâtir le Canada.
Dominic LeBlanc, président du Conseil privé du Roi pour le Canada et ministre responsable du Commerce Canada-États-Unis, des Affaires intergouvernementales, du Commerce intérieur et de l’Unité de l’économie canadienne, en a fait l’annonce officielle le 28 août 2026.
Cette démarche vise à évaluer si ces infrastructures stratégiques doivent être désignées comme des projets d’intérêt national.
Selon le communiqué émis par le cabinet du ministre LeBlanc, cette initiative s’inscrit dans un contexte où les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane sur les produits canadiens et révisent leurs relations commerciales.
Alors que les États-Unis transforment fondamentalement leurs relations commerciales et imposent de nouveaux droits de douane sur les produits canadiens, nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler : diversifier nos relations commerciales et consolider notre force au pays. Des projets majeurs, comme la route de la vallée du Mackenzie et de Terminal 2 à Roberts Bank, aideront à positionner le Canada pour un succès à long terme.
Ottawa cherche ainsi à diversifier ses partenaires commerciaux, consolider son économie interne et renforcer ses chaînes d’approvisionnement vers les marchés internationaux.
Le projet de la RVM vise notamment à consolider les réseaux de transport dans le Nord et la sécurité arctique, tandis que le projet T2RB vise l’expansion des corridors commerciaux.
La publication formelle des avis dans la Gazette du Canada survient le 29 août 2026.
Le gouvernement précise que cette publication constitue une obligation légale au titre de la Loi visant à bâtir le Canada et ne représente pas une décision finale d’inscription.
Les citoyens, parties intéressées et communautés autochtones ont jusqu’au 1er octobre 2026 pour soumettre leurs commentaires écrits.
Le gouvernement indique poursuivre ses consultations auprès des groupes autochtones, précisant que pour les territoires, cette loi ne remplace ni ne modifie les processus d’évaluation d’impact et de cogestion issus des ententes de revendications territoriales modernes.
En marge de cette annonce, le communiqué rappelle que la période de consultation publique pour le projet d’oléoduc de la côte Ouest demeure ouverte jusqu’au 18 septembre 2026.
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