L’Office national du film du Canada lance un projet documentaire au Labrador

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« Je pense que c’est un bon moment pour les Inuits du Labrador de raconter leur propre histoire. L’histoire de cette culture du Labrador est largement ignorée par le reste du Canada, un projet comme celui-ci permet de mettre l’emphase sur la culture inuite », explique Stephen Agluvak Puskas. (Courtoisie de l’artiste: Jesse Ford)
Le projet intitulé Labrador Doc Project s’adresse aux Nunavummiuts qui ont un intérêt pour le cinéma documentaire et qui résident dans la région du Nunatsiavut, cette initiative vise à créer une collaboration entre des professionnels du milieu et des cinéastes en devenir afin qu’ils racontent une histoire, un récit vu de l’intérieur.

« Je crois que ce projet a démarré parce que l’ONF a constaté que le Labrador et le Nunatsiavut étaient des régions peu représentées en matière de production audiovisuelle» nous explique Stephen Agluvak Puskas, le producteur associé à Labrador Doc pour l’ONF. « Il n’y a eu que deux cinéastes inuits originaires de la région qui ont produit des films pour l’ONF, le but est donc d’offrir une plate-forme aux Nunavummiuts qui leur permettent de raconter leurs propres histoires ».

L’ONF est à la recherche de récits qui mettent de l’avant le territoire et les gens qui l’habitent. Ces récits mettent en perspective l’expérience inuite au Nunatsiavut et permettent ainsi de comprendre mieux les enjeux qui régissent ce lieu peu représenté à l’écran.

Le village de Hopedale au Nunatsiavut est le lieu de réunion de l’assemblée législative. (Courtoisie: ONF)

« Je pense que c’est un bon moment pour les Inuits du Labrador de raconter leur propre histoire. L’histoire de cette culture du Labrador est largement ignorée par le reste du Canada, un projet comme celui-ci permet de mettre l’emphase sur la culture inuite », explique Agluvak Puskas.

Un incubateur pour former les cinéastes de demain

Le projet vise également à offrir des capacités techniques de production. L’ONF et son partenaire LJH Films vont former des équipes sur place pour le besoin des documentaires à produire. C’est ainsi que les divers métiers du cinéma pourront être enseignés : preneur de son, caméraman, scripte, monteur et beaucoup plus.

« Je connais un seul cinéaste Inuk de la région, il était originaire de Makkovik et son nom était James “Uncle Jim” Andersen. Il a fait de la photographie et tourné quelques films qu’il a légué à des fonds d’archives. » dit Agluvak Puskas.

Les histoires documentaires proposées à Labrador Doc doivent être de 10 à 15 minutes, ils doivent être situés dans le Nunatsiavut et tournés sur une période de cinq jours. La date limite pour proposer un projet est le 13 avril.

 

 

 

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