Parler la même langue: Une langue pan-inuite pour assurer la survie de l’inuktitut dans tout le Nord ?

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Un enfant dans un parka étoilé à Ulukhaktok dans les Territoires du Nord-Ouest. Selon les spécialistes, plus il y a de jeunes qui parlent la langue inuite, plus celle-ci a des chances de survivre à long terme. (Eilís Quinn/Regard sur l’Arctique)

IQALUIT, Nunavut; NUUK, Groenland — Edna MacLean, linguiste inuite réputée, prend la parole durant une conférence sur la langue en 2010 devant plus de 200 Inuits originaires du Canada, des États-Unis et du Groenland.

Sur place, certains des traducteurs les plus compétents de l’Arctique. Ils parlent au moins trois des dialectes inuits, l’inuktitut, l’inuinnaqtun et le groenlandais, et en connaissent très bien plusieurs autres.

Cela ne suffira pas.

Edna MacLean commence son exposé en inupiaq, un dialecte du nord de l’Alaska. Rapidement, l’interprète vers l’anglais trébuche sur un mot. Près de lui, un confrère lui souffle : « grands-parents ». Le traducteur reprend : « … ainsi que mes grands-parents. » Quelques instants plus tard, nouvelle interruption. « Désolé, dit l’interprète, nous ne comprenons pas sa langue. »

Edna MacLean commence son exposé en inupiaq, un dialecte du nord de l’Alaska. Rapidement, l’interprète vers l’anglais trébuche sur un mot. Près de lui, un confrère lui souffle : « grands-parents ». Le traducteur reprend : « … ainsi que mes grands-parents. » Quelques instants plus tard, nouvelle interruption. « Désolé, dit l’interprète, nous ne comprenons pas sa langue. »

De joyeux à terrorisé !
Iqaluit, au Nunavut, siège du Sommet de la langue 2010 Photo : Eilís Quinn
Iqaluit, au Nunavut, siège du Sommet de la langue 2010. (Eilís Quinn/Regard sur l’Arctique)

Environ 150 000 Inuits vivent dans le Nord circumpolaire au Canada, en Alaska, au Groenland et en Russie. Ils partagent des traditions, une histoire orale et, chose essentielle, une langue.

Une même langue, mais des dizaines de façons de l’écrire, ainsi que des dialectes différents, qui ne sont pas compris de tous, non seulement d’un pays à l’autre mais aussi entre communautés de la même région. Exemple : au Nunavik, au Québec, aliasuk signifie « joyeux ». À 800 km de là, à Igloolik, au Nunavut, cela signifie « terrorisé ».

Carte des principaux dialectes inuits de l’Arctique. Les linguistiques ne s’entendent pas sur leur nombre et leur définition. Image: Wikimedia commons
Carte des principaux dialectes inuits de l’Arctique. Les linguistiques ne s’entendent pas sur leur nombre et leur définition. (Wikimedia commons)
Une lingua franca de l’Arctique?

Carte des principaux dialectes inuits de l’Arctique. Les linguistiques ne s’entendent pas sur leur nombre et leur définition.

Les linguistes inuits eux-mêmes ne s’entendent pas sur le nombre et la définition des dialectes existants. Rien qu’au Canada, il y a l’inuktitut, l’inuinnaqtun, le natsilingmiutut, l’inuttut, l’inuttitut… Et la liste est loin d’être exhaustive.

Pour communiquer entre eux, les Inuits doivent donc recourir à l’anglais. Ce que les spécialistes veulent changer. Ils proposent de créer un inuit oral et écrit standard pour tout l’Arctique. Le but : augmenter son usage dans la vie quotidienne, préserver la culture traditionnelle face aux changements climatiques, et élargir son influence culturelle et politique sur la scène internationale.

Selon Jose Kusugak, ancien éducateur et leader inuit réputé de Rankin Inlet, au Nunavut, le recours à des interprètes durant les rencontres internationales est absurde. Pendant une année, il a parcouru le monde pour promouvoir l’adoption d’une écriture et d’un dialecte communs par décret. Bien que décrié par certains, il maintient sa position.

« Avant, dit-il, je n’osais pas dire ce genre de choses. Mais je suis plus vieux, j’ai la couenne dure. Je dis : choisissons un dialecte une fois pour toutes ! »

La langue inuite menacée

Après la colonisation de l’Arctique par les Européens, on s’attendait à ce que de nombreux Inuits assimilent la culture occidentale. On les a dissuadés de parler leur langue. Dans certaines régions, ils étaient même punis quand ils le faisaient. Bien que l’accès à l’autonomie politique des Inuits soit en progression, les cultures européenne et nord-américaine demeurent prédominantes dans la plupart des régions de l’Arctique. Non seulement de moins en moins de personnes parlent couramment un dialecte, mais nombre d’entre elles n’en parlent ou n’en comprennent aucun.

Éducateurs et politiciens du Nord tentent de renverser cette tendance sur leurs territoires, mais la situation demeure précaire. En raison des différents dialectes et écritures, l’échange de livres scolaires et de programmes d’enseignement est presque impossible.

L’inuktitut standard à la rescousse?
Des enfants jouent au hockey à Clyde River, au Nunavut. Selon les spécialistes, plus il y a de jeunes qui parlent la langue inuite, plus celle-ci a des chances de survivre à long terme. Photo : Eilís Quinn.
Des enfants jouent au hockey à Clyde River, au Nunavut. (Eilís Quinn/Regard sur l’Arctique)

Jose Kugusak compare l’érosion de la langue inuite, couramment appelée inuktikut au Canada, à un tsunami ou à un tremblement de terre. On les voit arriver, mais impossible de les arrêter.

« Si on crée un inuktitut standard, quel qu’il soit, il y aura toujours des fondamentalistes de la langue mécontents, dit-il. Or, il s’agit ici de la survie de la langue. »

Aqqaluk Lynge, écrivain et poète inuit du Groenland, préside également le Conseil circumpolaire inuit, qui défend les intérêts et les droits des Inuits sur le plan international. Dans la bibliothèque de son bureau, au centre-ville de Nuuk, s’alignent les livres en kalaallisut, un dialecte appelé groenlandais en français. Tout en les déposant un à un sur la table, l’écrivain dit en levant le bras dans un geste théâtral : « Imaginez si tous les Inuits d’Alaska, du Canada et de Sibérie étaient capables de les lire! »

Plus tard, il ajoutera : « Ni les Nations unies, ni personne, ne peuvent empêcher une langue de mourir. Si nous, Inuits, ne travaillons pas ensemble à la création d’une seule écriture, aucune de nos langues ne survivra. C’est donc important que nous ayons une orthographe commune. »

Annaassisitta Oqaluffia (Cathédrale de Nuuk), située dans le centre de Nuuk. Les missionnaires ont utilisé différents alphabets pour traduire la Bible dans les dialectes locaux de l'Arctique. Photo : Eilís Quinn.
Annaassisitta Oqaluffia (Cathédrale de Nuuk), située dans le centre de Nuuk. Les missionnaires ont utilisé différents alphabets pour traduire la Bible dans les dialectes locaux de l’Arctique. (Eilís Quinn/Regard sur l’Arctique)
Séparés par les distances et les missionnaires

Jusque dans les années 1900, le peuple inuit était généralement semi-nomade. Au cours des millénaires, il a migré de Russie jusqu’à ce qui est aujourd’hui l’Alaska, le Nord canadien et le Groenland. En raison des énormes distances et des particularités géographiques de la région où il s’installait, chaque groupe a créé un vocabulaire, une prononciation et des expressions bien à lui.

Avec l’arrivée en Arctique de missionnaires venus convertir les Inuits au catholicisme, les choses se sont encore davantage compliquées. Catholiques, anglicans et moraves utilisaient des orthographes différentes. Certains recouraient aux lettres romanes, d’autres au système syllabique ou encore symbolique pour transcrire la bible en dialecte local.

Edna MacLean, citée plus haut, a plaidé pour une écriture standardisée dès les années 1970. Mais sa position, et celle de ses confrères, s’étant heurtée à la résistance du public, la situation n’a guère évolué depuis.

« Je ne m’étais pas rendu compte que c’est une question très émotive, car elle renvoie à l’identité, dit-elle. Pour certaines personnes, changer les écrits de la bible équivalait à changer la parole de Dieu. »

Le débat sur la standardisation relancé par les changements climatiques

Aujourd’hui, les changements climatiques menacent les parcours de chasse ancestraux et la vie quotidienne traditionnelle. Edna MacLean pense que les gens sont désormais prêts à étudier les avantages d’une orthographe commune sur la culture inuite.

« Les changements climatiques vont avoir des effets sur notre identification à la terre, à l’océan, car l’érosion s’accompagne de l’érosion de notre identité, dit-elle. Une fois que les gens auront compris qu’un système d’écriture permet de générer du savoir, de le mettre sur papier, ils comprendront que c’est un outil pour partager de l’information et, espérons-le, dans la zone circumpolaire, pour rassembler les peuples inuits d’Alaska, du Canada et du Groenland. Ils pourront alors discuter de ces questions extrêmement importantes. »

Interdit aux Esquimaux
Katuaq, le centre culturel du Groenland, au centre-ville de Nuuk, la capitale du Groenland, présente des pièces traditionnelles et modernes en groenlandais. Photo : Eilís Quinn
Katuaq, le centre culturel du Groenland, au centre-ville de Nuuk, la capitale du Groenland, présente des pièces traditionnelles et modernes en groenlandais. (Eilís Quinn/Regard sur l’Arctique)

Simon Loevstroem, mieux connu sous le nom de Mooqqu, est un Inuit de Upernavik, au Groenland. Comme nombre de ses concitoyens, on l’appelle plutôt couramment par son surnom inuit.

Mooqqu raconte que, lorsqu’il a déménagé au Danemark pour étudier le théâtre, on lui a dit : « Tu es esquimau, tu ne peux entrer à l’école de théâtre. » Il y est finalement parvenu, mais cette expérience l’a incité à parcourir le monde pour présenter des pièces illustrant autant des histoires traditionnelles que les effets des changements environnementaux sur la culture inuite du Groenland. Il rêve de mettre en scène des œuvres dans une langue inuite commune.

« J’ai peur pour les Inuits, dit-il. À cause des changements climatiques, les grands bateaux peuvent désormais traverser le passage du Nord-Ouest. Je crains que cela ne tue notre mode de vie. C’est très important pour nous tous d’avoir une langue commune. Je pense que nous préserverons notre mode de vie si notre langue survit. Au quotidien, nous n’avons pas beaucoup de contacts avec les habitants des autres régions, mais si nous pouvons avoir des échanges sur le plan de la langue et de la culture, nous survivrons. »

Le cinéaste du Nunavut Zacharias Kunuk sur le tournage du Journal de Knud Rasmussen. Image : avec la permission de Isuma Productions. Photo : Oana Spinu.
Le cinéaste du Nunavut Zacharias Kunuk sur le tournage du Journal de Knud Rasmussen. (Oana Spinu/Courtoisie Isuma Productions)
La standardisation, à quel prix ?

Tout le monde, cependant, ne partage pas cette opinion. Zacharias Kunuk, cinéaste inuit de Igloolik, au Nunavut, reconnu dans le monde entier pour ses films en inuktitut, notamment Atanarjuat (La légende de l’homme rapide), qui a remporté la Caméra d’or, couronnant le meilleur premier film, au festival de Cannes en 2001.

Selon le cinéaste, ce succès prouve que les Inuits peuvent réussir en utilisant leur propre dialecte, quel qu’il soit. « Pour promouvoir la culture inuite, nous ne devons pas compter sur l’Alaska ou le Groenland, mais sur nous-mêmes », dit-il. « Dans mon domaine, tout se fait en inuktitut, même dans les longs métrages. Lorsque nous les envoyons dans d’autres pays, ils sont simplement sous-titrés en japonais, en portugais, en espagnol, en français ou en anglais. Tout le monde est sur un pied d’égalité. » Il estime que le modèle d’écriture standardisée proposé par les linguistes risque d’affaiblir l’identité inuite, au lieu de la renforcer.

« Cela va provoquer de chaudes luttes sur notre territoire. Les gens à l’avant-plan comme Jose Kusugak proposent une orthographe romaine. Mais, pour moi, ce ne sont que des lettres anglaises. Est-ce de cette façon que nous voulons montrer notre identité? Je suis pour une écriture syllabique. »

Extrait du dictionnaire inuttut-anglais, du linguiste Paul Pigott. Il a créé cet ouvrage pour sa fille, aujourd’hui âgée de 10 ans, qu’il a élevée dans cette langue. Reproduit avec l’aimable autorisation de Paul Pigott.
Extrait du dictionnaire inuttut-anglais, du linguiste Paul Pigott. Il a créé cet ouvrage pour sa fille, aujourd’hui âgée de 10 ans, qu’il a élevée dans cette langue. (Courtoisie de Paul Pigott)
Une pilule difficile à avaler

D’autres, en Arctique, craignent que la standardisation ne menace la survie de dialectes moins parlés, déjà en danger.

C’est le cas des autorités en matière de langue au Nunatsiavut, territoire semi- autonome de la région canadienne atlantique du Labrador. Selon le recensement du gouvernement canadien de 2006, seuls 27 % des 2160 Inuits qui y vivent sont capables de converser en inuttut, principal dialecte de la région.

Pour le revitaliser, le gouvernement du Nunatsiavut a mis en place un plan de 50 ans. Dans cette région, on imagine mal créer un dialecte commun aux Inuits canadiens, encore moins à l’ensemble des Inuits.

« Je comprends les avantages de la standardisation pour la littérature ou les études, dit Toni White, coordinateur du programme linguistique auprès du gouvernement du Nunatsiavut. Mais c’est une pilule difficile à avaler. La standardisation va à l’encontre de l’ensemble de notre démarche. Comment pourrions-nous la justifier aux yeux de notre communauté? D’ici une génération, l’inuttut risque de disparaître. Nous devons sauver notre dialecte en premier. »

Quel dialecte choisir? Et qui va décider ?

Selon de nombreux spécialistes, la solution à cette question controversée réside au Groenland, région autogouvernée du royaume du Danemark, qui compte environ 55 000 habitants, principalement des Inuits.

Pendant longtemps, le danois était la langue dominante sur le plan du gouvernement, des affaires, de l’éducation et de la technologie. Puis, dans les années 1970, on a officialisé un dialecte et une écriture groenlandais. On a également créé un Secrétariat au groenlandais, chargé d’en superviser la terminologie et l’usage.

Bien que les dialectes locaux aient encore cours à la maison, la majorité des Groenlandais, écrivent, lisent et parlent la langue standard. Cela a pavé la route à l’émergence des arts scéniques — littérature moderne, théâtre expérimental, musique pop, etc. —, du jamais vu dans d’autres domaines de l’Arctique.

Dans son récent album solo, Alloriarneq, TuuMotz parle de toxicomanie, de langue et d’identité groenlandaises. Image : avec la permission de Atlantic Music ApS.
Dans son récent album solo, Alloriarneq, TuuMotz parle de toxicomanie, de langue et d’identité groenlandaises. (Courtoisie de Atlantic Music ApS)
Du hip-hop en groenlandais

Don Maliko, 19 ans, rappeur vivant à Aasiaat, au Groenland, estime que, s’il ne s’exprimait pas en groenlandais, il n’aurait pas de succès. « Je ne connais pas de rappeur ou de rappeuse qui le ferait. On ne vendrait pas de disques », dit-il.

TuuMotz, 37 ans, artiste solo et membre fondateur de Nuuk Posse, le premier groupe hip-hop du Groenland, abonde dans le même sens. Même s’il parle couramment l’anglais et le danois, il était hors de question pour lui de commencer une carrière de rappeur engagé dans une autre langue.

« C’est une langue très puissante, dit-il. C’est un privilège de pouvoir la parler. Pourquoi je rappe en groenlandais? Parce que c’est aux Groenlandais que je veux m’adresser, c’est avec eux que je veux vivre et construire l’avenir des enfants à venir. »

Voilà qui explique pourquoi les spécialistes de la langue inuite considèrent le Groenland comme un modèle pour le reste du monde circumpolaire.

La langue ne s’impose pas

Si la langue standard est basée sur le dialect parlé dans l’ouest du Groenland, elle comprend également des termes issus d’autres dialectes du territoire, selon Carl Christian Olsen, surnommé Puju, qui dirige le secrétariat à la Langue groenlandaise.

Une approche qui a permis de ne pas menacer les dialectes régionaux. L’élaboration d’une écriture pan-inuite pourrait s’inspirer de ce modèle. « Une langue ne s’impose pas, dit Carl Christian Olsen. C’est facile pour les linguistes de créer une écriture commune, mais la population doit être derrière eux. C’est une affaire de démocratie. »

« Cela dit, les Inuits ont un héritage culturel commun. Ils racontent les mêmes histoires depuis toujours, et quelquefois les mêmes blagues. On devrait commencer par regarder non pas ce qui différencie les dialectes, mais ce qu’ils ont en commun. À partir de là, on pourrait créer un projet viable. »

Le nom de la rose

Jose Kusugak, leader inuit du Nunavut, est du même avis.

« Si, dit-il, citant Shakespeare, on nomme la rose différemment, elle n’en sentira pas moins bon. En anglais, le mot belle-mère a des connotations négatives. Presque à l’inverse de la perception des Inuits. En inuit, sakkik a pour connotation « aimé par sa belle-mère ».»

Selon lui, que l’on écrive le mot hakkik, avec un H au lieu d’un S initial, n’a pas d’importance. Tant que l’on comprend le sens profond du mot, ses connotations, le choix du dialecte n’est pas vraiment important.

Le rêve continue
Coucher de soleil dans le vieux-port de Nuuk. Photo : Eilís Quinn
Coucher de soleil dans le vieux-port de Nuuk. (Eilís Quinn)

Même si pour Mooqqu, le directeur de théâtre groenlandais, la création d’une langue pan-inuite demeure un défi insurmontable, il souhaite, grâce à des personnes comme Kusugak, MacLean et Puju, pouvoir assister à une standardisation de son vivant.

« Les États-Unis, le Canada, le Danemark et la Russie se disputent le pôle Nord, dit-il. Les Inuits sont très peu nombreux. Mais je rêve que nous soyons une nation unie. Une langue commune pourrait être le premier pas pour y arriver. Ce n’est peut-être qu’un rêve. Mais, on le sait, quelquefois, les rêves se réalisent. »

Lien:

Langue en péril (Vidéo), Eye on the Arctic

Les jeunes inuits parlent de leur langue, Eye on the Arctic

Écrivez à Eilís Quinn à eilis.quinn(at)radio-canada.ca

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Eilís Quinn, Regard sur l'Arctique

Eilís Quinn, Regard sur l'Arctique

Eilís Quinn est une journaliste et responsable du site Regard sur l’Arctique/Eye on the Arctic, une coproduction circumpolaire de Radio Canada International. En plus de nouvelles quotidiennes, Eilís produit des documentaires et des séries multimédias qui lui ont permis de se rendre dans les régions arctiques des huit pays circumpolaires.

Elle s’intéresse notamment aux changements climatiques et aux enjeux auxquels sont confrontés les peuples autochtones du Nord.

Son enquête journalistique «Arctique – Au-delà de la tragédie » sur la mort violente de Robert Adams, un Inuk de 19 ans du Nord du Québec, a reçu une mention honorable pour son excellence dans la couverture de la violence et des traumatismes aux prix Dart 2019 à New York. Son documentaire multimedia «Bridging the Divide» sur la système de santé dans l'Arctique canadien a été finaliste aux prix Webby 2012.

Au cours de sa carrière Eilís a travaillé pour des médias au Canada et aux États-Unis et comme animatrice pour la série «Best in China» de Discovery/BBC Worldwide.

Twitter: @Arctic_EQ

Courriel: eilis.quinn@radio-canada.ca

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