La diversité végétale documentée sur les rives de la baie d’Hudson

Montage de deux espèces de plantes carnivores (Pinguicula villosa & Pinguicula vulgaris) près de Arviat au Nunavut (Paul Sokoloff / Musée canadien de la nature)
Montage de deux espèces de plantes carnivores (Pinguicula villosa & Pinguicula vulgaris) près de Arviat au Nunavut
(Paul Sokoloff / Musée canadien de la nature)
À Arviat, en ce matin du 21 juillet, le soleil brille, le mercure indique 10 degrés centigrades, belle journée pour aller cueillir des plantes!

Arviat est la collectivité la plus méridionale du Nunavut, installée sur les rives de la baie d’Hudson.

Arviat au Nunavut (Paul Souders /Getty images)
Arviat au Nunavut (Paul Souders /Getty images)

10 degrés au thermomètre, c’est suffisant pour que les moustiques s’en donnent à cœur joie sur les humains qui se promènent dans la toundra environnante.

Çà ne gêne pourtant pas Paul Sokoloff et ses collègues, des botanistes du Musée canadien de la nature.

Cette équipe de chercheurs, dont un expert en lichens, est venue documenter la diversité végétale de la flore arctique.

L’objectif : recueillir, cartographier et identifier plus de 800 espèces de plantes vasculaires (incluant  les mousses et les lichens).

Pourquoi à Arviat?

« Nous voulons explorer des endroits où les plantes n’ont pas été étudiées à fond, explique la directrice du projet de la flore arctique et botaniste au Musée canadien de la nature, Lynn Gillespie. On connaît peu de collections scientifiques de plantes provenant de la région d’Arviat, et la proximité de celle-ci à la limite forestière en fait un endroit intéressant pour l’étude scientifique. »

Ces  spécimens seront ajoutés à l’Herbier national du Musée canadien de la nature qui abrite la plus importante collection de plantes arctiques nord-américaines au monde.

J’ai joint Paul Sokoloff, adjoint principal à la recherche, à Arviat :

Paul Sokoloff collecte des plantes sur le terrain près de la Rivière Coppermine au Nunavut pendant l’été 2014. (Roger Bull / Musée canadien de la nature)
Paul Sokoloff collecte des plantes sur le terrain près de la Rivière Coppermine au Nunavut pendant l’été 2014. (Roger Bull / Musée canadien de la nature)

Depuis 2009, les botanistes du musée ont canoté, bivouaqué et marché dans les endroits les plus reculés de l’Arctique, recueillant des milliers de spécimens végétaux pour étude et documentation.

Parmi les régions explorées : la rivière Hornaday  et le Parc national Tuktut Nogait dans la partie occidentale des Territoires du Nord-Ouest, l’île Victoria (une des îles plus importantes de l’archipel Arctique), la région de la rivière Coppermine dans la partie continentale du Nunavut et la rivière Soper sur l’île de Baffin.

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