Déclaration de l’ONU sur les peuples autochtones: trêve de bavardage, il faut agir

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Ghislain Picard, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) souhaite que s'instaure entre Ottawa et les Premières Nations une relation respectueuse. (Trevor Hagan / PC)
Ghislain Picard, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) souhaite que s’instaure entre Ottawa et les Premières Nations une relation respectueuse. (Trevor Hagan / PC)
Neuf ans après l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, où en sont les choses au Canada? Des dirigeants autochtones se rappellent au bon souvenir du gouvernement.

Quelques dirigeants des communautés autochtones ont profité du 9e anniversaire du texte de l’ONU qui recommande  le respect effectif de leurs droits pour demander aux gouvernements fédéral et provinciaux de passer de la parole aux actes.

Perry Bellegarde, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), a invité Ottawa à mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies en « parfaite collaboration » avec les Premières Nations et tous les peuples autochtones.

Selon lui, le moment est venu de tourner la page sur des décennies de relation empreintes de paternalisme et d’esprit colonial. Le Canada, dit-il, doit utiliser la Déclaration pour instaurer les Traités ainsi que les titres et droits inhérents aux peuples autochtones.

Perry Bellegarde, le chef national de l’Assemblé des Premières Nations demande au gouvernement de travailler à l’application effective de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. (Geoff Robins / PC)
Perry Bellegarde, le chef national de l’Assemblé des Premières Nations demande au gouvernement de travailler à l’application effective de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. (Geoff Robins / PC)
Lire aussi: Ottawa adhère à la Déclaration de l’ONU sur les peuples autochtones

Pour sa part, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, demande aux Libéraux de Justin Trudeau de continuer de respecter leurs engagements pris à l’égard des premiers peuples du Canada.

Adoptée le 13 septembre 2007,  la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones avait été au préalable été votée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 30 juin 2006 avec 30 voix, 2 voix contre, dont celle du Canada alors gouverné par les Conservateurs de Stephen Harper et de la Fédération de Russie.

Le 10 mai 2016, le gouvernement libéral du Canada a modifié la position du pays sur cette Déclaration en lui accordant son soutien inconditionnel lors de la 15e session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII).

Au cours de cette annonce, la ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Benett avait affirmé l’engagement total de son gouvernement à mettre en œuvre la Déclaration en partenariat avec les Premières Nations, la Nation métisse et les Inuits.

Lire aussi: Droits des peuples autochtones : À quoi s’engage le Canada en adhérant à la déclaration de l’ONU ?
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