Des plongeurs de la Marine, de l’armée et de la GRC s’entraînent dans le Grand Nord canadien

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Des plongeurs des Forces armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada déneigent la surface glacée pour pouvoir percer le trou de plongée, le 26 février 2017. (Cpl Gabrielle DesRochers/ Caméra de combat des Forces canadiennes)
Effectuer des plongées sous-marines, peu importe l’endroit, requiert un certain niveau de préparation et de l’équipement spécialisé. C’est encore plus vrai lorsque les plongeurs sont au nombre de 33 et qu’ils le font dans le Grand Nord canadien. Incursion au sein de l’entraînement en mer de l’Opération Nunalivut, menée par les Forces armées canadiennes.

Le site de plongée sous-marine est complètement isolé, à une vingtaine de minutes du petit hameau de Resolute Bay, au Nunavut, en plein cœur du Haut-Arctique canadien.

Sur place, deux tentes blanches chauffées ont été érigées pour accueillir trois groupes de plongeurs : ceux de l’Unité de plongée de la Flotte (Atlantique) de la Marine royale canadienne, ceux de l’Unité de plongée de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les plongeurs de combat de l’armée canadienne.

Ils s’entraînent en mer pour surveiller et contrôler le territoire du Grand Nord et évaluer leur façon de répondre à des situations d’urgence dans l’Arctique.

L’opération militaire à laquelle ils participent leur donne aussi l’occasion d’apprendre à collaborer dans l’éventualité d’un déploiement commun. « On a des façons de faire qui sont très semblables, mais aussi différentes », affirme le caporal Raphaël Vézina, de la GRC.

Le but, c’est d’apprendre à travailler ensemble, les deux ou trois départements ensemble.

Caporal Raphaël Vézina, superviseur d’équipe, GRC de Campbellton
Grande opération, grands défis
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Le caporal Raphaël Vézina de la GRC, interviewé à proximité du lieu de plongée, près de Resolute Bay, au Nunavut. (Radio-Canada)

Plonger dans l’Arctique en février – le mois le plus froid de l’année à Resolute Bay, avec une température moyenne de -32,4 °C – comporte son lot de défis, autant techniques que logistiques.

« [Pensez seulement] à la rallonge électrique, explique le lieutenant de vaisseau Samuel Mercier, de la Marine royale canadienne. « Si vous ne la déroulez pas de la bonne manière, elle va se briser à -50 degrés. Si vous ne vous couvrez pas tout le corps en motoneige, vous allez avoir des engelures. Si vous n’avez pas le bon type de carburant dans votre générateur, la machine va cesser de fonctionner dans ce froid. C’est le genre de leçons que nous apprenons. C’est très technique, mais crucial pour mener des opérations dans l’Arctique. »

Déployer une équipe en ayant toutes les pièces du casse-tête […], utiliser les transports qui sont ici, manger, retourner, s’habiller… C’est une panoplie de choses à coordonner.

Lieutenant de vaisseau Samuel Mercier, plongeur des mineurs, Marine royale canadienne

Les 33 plongeurs (14 de la Marine, 10 de la GRC et 9 de l’armée) explorent les fonds marins de l’Arctique à une température inférieure à zéro. « Je crois que [l’eau] devrait être aux alentours de -1, -2 degrés », explique le caporal Vézina.

L’eau salée ne gèle effectivement pas à la même température que l’eau douce. L’eau de mer à teneur en sel de 35 parties par millier gèle habituellement à une température de -1,8 °C.

En vidéo
Écoutez le compte rendu de Geneviève Normand dans ce reportage diffusé à Radio-Canada.
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Geneviève Normand, Radio-Canada

Geneviève Normand, Radio-Canada

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