Une île de plastique dans l’Arctique

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Une équipe de scientifiques a trouvé des centaines de milliers de particules de plastique par kilomètre carré dans la mer de Barents. (iStock)
Des millions de particules de plastique s’accumulent dans l’Arctique, transportées par un courant océanique qui agit comme une courroie de transmission, selon une étude publiée dans le journal Science Advances.

Une équipe de scientifiques dirigée par le professeur Andres Cozar, de l’Université espagnole de Cadix, ont trouvé des centaines de milliers de particules de plastique par kilomètre carré dans les mers de Barents et du Groenland.

Ces particules arctiques représentent 3 % des cinq mille milliards de morceaux de plastique envahissant les océans du globe.

Pour mener leur recherche, Andres Cozar et son équipe ont utilisé 17 000 bouées satellites pour tracer le mouvement des débris de plastique flottant à la surface de l’océan.

Ils ont découvert que le courant océanique connu sous le nom de circulation thermohaline agit comme moyen de transport.

Les plastiques viennent d’aussi loin que de la côte est de l’Amérique du Nord et la côte nord-ouest de l’Europe.

Lorsqu’ils arrivent dans l’Arctique, les débris sont stoppés par la combinaison de la glace et des territoires, et ils finissent par couler.

Un phénomène en croissance
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Les mers de Barents et du Groenland. (Google Maps)

La professeure Rachel Obbard, de la Thayer School of Engineering à l’Université de Dartmouth au New Hampshire, a déjà trouvé des plastiques dans de la glace arctique en 2009.

Elle souligne qu’avec le réchauffement climatique le problème de l’accumulation de débris ne fera qu’empirer.

« C’est un problème qui va s’aggraver au fur et à mesure que l’océan Arctique deviendra plus eau que glace », dit-elle.

À cause des courants, l’Arctique canadien a moins de débris de plastique que d’autres secteurs polaires. Néanmoins, les oiseaux migrateurs comme les fulmars ingèrent des déchets de plastique qui flottent dans l’Atlantique Nord où ils passent leur hiver.

Le professeur Cozar souligne qu’il faut traiter le problème à la source puisqu’une fois dans l’océan, le plastique peut se retrouver n’importe où. Il souligne qu’il faut continuer les campagnes visant à bannir les billes de plastique des cosmétiques et les sacs de plastique à usage unique.

Radio-Canada avec CBC

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