Un secret de la défense des narvals révélé

Share
un-des-secrets-de-la-defense-des-narvals-revele
Des narvals dans les eaux de l’Arctique canadien. (Kristin Laidre/NOAA/AP/CP)
Des drones de Pêches et Océans Canada ont permis de tourner des images inédites de narvals dans l’Arctique. Dévoilées vendredi, elles montrent entre autres un mammifère se servir de sa défense pour frapper une morue afin de mieux ensuite manger sa proie. Du jamais vu.

Particulièrement peureuse, fuyant l’homme, la licorne de mer demeure l’un des habitants marins les plus mystérieux. Le cinéaste Adam Ravetch, qui a participé à cette captation vidéo sur le comportement estival des narvals dans le détroit de Tremblay, au Nunavut, peut s’estimer chanceux. Les images du Californien ont été publiées sur YouTube par le Fonds mondial pour la nature-Canada.

Avant cette découverte, on savait depuis plusieurs années que le narval utilisait sa défense comme un radar, au grand dam des plongeurs, comme nous l’a raconté en entrevue le vidéaste sous-marin québécois Mario Cyr.

Il y a 10 ans, j’étais sur le bord de la banquise et des troupeaux de narvals s’en venaient. Quand je descendais dans l’eau, il n’y en avait pas un. On a compris qu’en réalité, ils me localisaient de très très loin.

Mario Cyr
L’avantage des drones

L’utilisation de drones, non repérables par les narvals, a permis à Adam Ravetch de contourner leurs radars à longue portée et ainsi de découvrir une autre fonction à cette excroissance en spirale de la canine gauche qui peut atteindre jusqu’à 3 mètres chez les mâles. « C’est toujours mon objectif, en tant que cinématographe de la faune arctique, de parvenir à documenter un comportement animalier que personne n’a observé avant moi, et de pouvoir enrichir ainsi les archives de l’histoire naturelle », a expliqué Adam Ravetch dans un communiqué publié vendredi par Pêches et Océans Canada.

Selon Mario Cyr, le narval peut détecter jusqu’à un kilomètre des bancs de poissons vers lesquels il peut ensuite se diriger pour se nourrir. « Les scientifiques sont encore convaincus que la fonction première de la défense est probablement liée à la sélection sexuelle », précise de son côté Pêches et Océans Canada. L’organisme fédéral déclare vouloir mieux comprendre le comportement de ces mammifères afin d’être capable de les protéger face aux effets du réchauffement climatique.

On compte environ 158 000 narvals dans la baie de Baffin et quelque 12 500 dans la baie d’Hudson.

Images inédites
Visionnez cette vidéo d’Adam Ravetch pour voir un narval frapper une morue avec sa défense.

Share
Antoine Aubert, Radio-Canada

Antoine Aubert, Radio-Canada

Pour d’autres nouvelles sur le Canada, visitez le site de Radio-Canada.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *