Les derniers milles de l’expédition Canada C3 dans les eaux de la côte Ouest

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Parmi les 5000 candidatures reçues pour participer à l’aventure en mer Canada C3, 350 Canadiens ont été sélectionnés. (Carla Oliveira/Radio-Canada)
Le brise-glace MV Polar Prince, qui accueille, depuis 145 jours, la grande expédition Canada C3 sur 25 000 kilomètres et trois océans, au nom de la diversité, de l’inclusion, de la recherche et de la réconciliation, est amarré dans le port de Vancouver avant de mettre le cap sur sa destination finale, Victoria.

Chaque segment du projet phare des célébrations du 150e anniversaire du Canada aura permis à 350 Canadiens de divers horizons de monter à bord et d’en apprendre davantage sur l’histoire globale du pays, mais aussi de s’enrichir lors de séances de discussion à bord du bateau et de visites dans les communautés canadiennes.

« Je n’ai jamais pleuré comme je l’ai fait chaque jour dans ce voyage, et ce, à cause de tous les gens qu’on a rencontrés », avoue le fondateur du projet Canada C3, Geoff Green, aussi chef de l’expédition.

Ce voyage est important pour la jeunesse, pour l’environnement, mais surtout pour la réconciliation.

– Geoff Green, chef de l’expédition 

Réconciliation au coeur de C3

L’équipage a visité 26 nations autochtones le long de la plus longue côte du monde, bordée par les océans Atlantique, Arctique et Pacifique.

« C’est quelque chose qu’on voulait vraiment explorer dans l’expédition, et on a eu plusieurs chefs de file autochtones qui sont venus à bord qui ont eu des discussions assez intenses avec nous », raconte Mireille Sylvester, de l’équipe des communications. « C’est devenu un programme assez éducatif au sujet des enjeux autochtones et de la réconciliation. »

Le chef de l’expédition Canada C3, Geoff Green, dit avoir acquis une meilleure connaissance de l’histoire des Autochtones au fil du périple. (Carla Oliveira/Radio-Canada)

« C’est un voyage pour avoir une meilleure compréhension du passé et du présent, mais aussi des rêves pour l’avenir, de comment on peut être un pays bien meilleur », dit Goeff Green, qui a fait tout le périple depuis le grand départ, le 1er juin, à Toronto.

Au nom de la science

L’épopée, en partenariat avec le Musée canadien de la nature, à Ottawa, a accueilli bon nombre de scientifiques à bord, quatre dans chaque segment du parcours. Ces derniers ont dirigé plusieurs collectes de données.

« C’était une occasion unique pour faire de la science tout autour du Canada », explique Roger Bull, scientifique au musée et participant.

Canada C3 a consulté des scientifiques de partout au Canada pour développer des idées de recherches, 20 d’entre elles ont ainsi été réalisées. (Carla Oliveira/Radio-Canada)

Les scientifiques ont, entre autres, récupéré des échantillons d’eau partout et se sont intéressés aux traces d’ADN qui s’y trouvent ainsi qu’à la présence de microbilles de plastique, une problématique environnementale du moment.

On va avoir une carte de la biodiversité de l’eau au Canada.

– Roger Bull, scientifique au Musée de la nature

Une foule de données seront ainsi compilées et analysées dans les laboratoires du pays pendant les années à venir.

La suite pour Canada C3

Le MV Polar Prince atteindra sa destination finale en fin de semaine à Victoria, mais ce ne sera pas pour autant la fin de l’aventure. « C’est le commencement des prochaines étapes, parce qu’un voyage comme celui-ci, c’est impossible à arrêter », assure le chef de l’expédition.

Il espère que le bateau lui-même aura également un avenir.

« Le voyage, ça touche le coeur et l’imagination, et pour qu’il y ait vraiment un changement, il faut toucher le coeur », conclut Geoff Green, le chef de l’expédition.

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Radio-Canada

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