Canada : 27 communautés créent un consortium afin de protéger l’écosystème de la baie d’Hudson

Les régions de la baie James et de la baie d’Hudson étaient visées par ce sommet, dont le but avoué était de créer officiellement le Consortium de la baie d’Hudson. (Courtoisie: Hudson Bay Consortium)
Les changements climatiques, le développement économique et la protection de l’écosystème ont été les thèmes phares du premier sommet de la baie d’Hudson, qui s’est terminé jeudi soir à Montréal, au Canada.

C’est plus de 200 personnes de 27 communautés qui se sont réunies pendant trois jours dans la métropole québécoise.

« Les animaux, l’eau et les gens se partagent cet immense territoire où à la base il n’y a aucune ligne de démarcation. Plus récemment, il s’est dressé des lignes de séparation sur ce territoire, c’est pour cela qu’il était temps que les gens qui habitent les lieux se réunissent », explique le scientifique et cinéaste Joel Heath joint en plein sommet.

« Cela fait plusieurs années que cette réunion était planifiée », dit l’un des organisateurs, Joel Heath. (Courtoisie: The Hudson Bay Consortium)
Former un consortium de la baie d’Hudson

Ce sont les régions de la baie James et de la baie d’Hudson qui étaient visées par ce sommet et le but avoué était de créer officiellement le Consortium de la baie d’Hudson. Un regroupement qui permettrait à ses habitants de veiller à leurs intérêts. Ce sont plus de 200 personnes qui ont fait le voyage pour participer au sommet. Parmi ceux-ci, Nathan Obed, le président de l’association Inuit Tapiriit Kanatami, Charlie Watt, le président et fondateur de la société Makivik, et Hunter Tootoo, le député du Nunavut et ancien ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

La baie d’Hudson attire l’intérêt de plusieurs compagnies dû à sa riche variété de ressources naturelles. (Carte: Wikipédia/Creative Commons)

« Pour créer un contexte de protection et de conservation du territoire, il faut d’abord et avant tout savoir ce que fait le voisin », poursuit Heath. « C’est impossible de travailler chacun de son côté, car chacune des communautés détient une pièce du casse-tête. C’est en travaillant de concert que nous allons réussir à avoir un portrait global de cette gigantesque baie. »

La région attire les industries aux projets économiques variés : le Plan Nord au Québec, le Cercle de feu en Ontario et le Pont arctique du Manitoba. En plus de ces acteurs majeurs qui veulent aller puiser à même les ressources de la baie, plusieurs autres projets sont en cours. Ce qui a pour effet de tenir en joue le fragile écosystème de la région.

Une rencontre unique
Ce premier Sommet de la baie d’Hudson ne sera pas suivi par un rendez-vous annuel, mais il a pour but d’ouvrir la voie à plus de rapprochements entre les communautés. (Courtoisie : The Hudson Bay Consortium)

« Cette rencontre est vraiment unique. De voir tous les chefs autochtones réunis pour dialoguer de l’avenir de la baie me remplit d’un sentiment indescriptible. Je vois ce sommet non seulement comme une réunion, mais comme un legs que nous voulons laisser aux générations futures. Le consortium ne prend aucune décision, il propose des ateliers et des discussions », explique Joel Heath.

Ce premier Sommet de la baie d’Hudson ne sera pas suivi par un rendez-vous annuel, mais il a pour but d’ouvrir la voie à plus de rapprochements entre les communautés.

La baie d'Hudson
Une cargaison de vivres en face d’un poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1966. (La Presse Canadienne) 

  • Elle porte le nom de l’explorateur anglais Henry Hudson.
  • Elle est un lieu capital pour l’histoire du Canada, car elle permet d’offrir une route directe vers les fourrures du Nord-Ouest.
  • Des postes de traite de la fourrure ont été implantés sur les rives de la baie d’Hudson par la Compagnie de la Baie d’Hudson.
  • Elle est entourée par les provinces du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et par le territoire du Nunavut (à qui appartiennent toutes les îles de la baie).
  • Il s’agit de l’une des plus grandes baies du monde, sa superficie est de 822 324 kilomètres carrés, et elle fait partie de l’océan Arctique.

Source: Encyclopédie canadienne

 

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