Shauit récompensé aux Indigenous Music Awards pour son album innu-français

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La troupe de danse Dakhká Khwáan Dancers, qui est originaire de Whitehorse au Yukon, a offert une prestation lors du gala des Indigenous Music Awards. (Radio-Canada)
C’est sous le thème de la réconciliation que s’est déroulé le deuxième gala des Indigenous Music Awards, vendredi soir à Winnipeg, dans la province canadienne du Manitoba. Des artistes métis, inuits et provenant de Premières Nations du Canada et des États-Unis ont été récompensés par leurs pairs de l’industrie de la musique.

L’enjeu des femmes autochtones assassinées et disparues a été au cœur de la soirée de remise de prix.

Desiree Dorion, la première gagnante de la soirée dans la catégorie meilleur album country de l’année, a livré un message d’espoir. « À toutes les jeunes femmes et jeunes filles : vous êtes aimées, vous êtes fortes et capables de mener à terme vos projets et de poursuivre vos rêves », a-t-elle confié à la foule de plus de 1000 personnes.

La musique autochtone de plus en plus populaire

Une soixantaine d’artistes, provenant majoritairement du Canada et des États-Unis, étaient en nomination dans 21 catégories.

« Il y a vraiment un nouvel élan dans l’industrie de la musique pour les artistes autochtones et des Premières Nations. Je crois que la musique autochtone sera beaucoup plus accessible et populaire au cours des prochaines années », a confié un des membres de la formation Quantum Tangle, Grey Gritt.

La formation Quantum Tangle, constituée de Grey Gritt (à gauche), de Kayley Inuksuk MacKay (au centre) et de Tiffany Ayalik (à droite). (Radio-Canada)

Grey Gritt croit que cette reconnaissance grandissante de la musique autochtone est le fruit du travail acharné d’autres artistes pionniers, comme Buffy Sainte-Marie.

L’emblématique Buffy Sainte-Marie a d’ailleurs été reconnue par ses pairs pour le meilleur album folk et le meilleur vidéoclip de l’année.

On voit de plus en plus de nos artistes nommés dans des catégories pas nécessairement exclusives aux artistes autochtones. Finalement, on est là!

Grey Gritt, membre de la formation Quantum Tangle
Shauit remporte un prix avec Apu Peikussiak

C’est l’artiste métis originaire de Maliotenam, dans le nord du Québec, Shauit, qui a remporté le prix du meilleur album en langue inuite, autochtone ou francophone.

L’artiste métis du Québec, Shauit, a remporté le prix du meilleur album en langue inuite, autochtone ou francophone. (Pascal Fontaine/Radio-Canada)

« La musique me permet de promouvoir ma langue autochtone, qui est en voie de disparition, a expliqué Shauit. C’est difficile de maintenir les langues vivantes de nos jours, mais il n’est jamais trop tard pour retrouver ce qu’on a perdu. »

La soirée a été rythmée par numéros de danse et de musique. PJ Vasquez-Vegas a clôturé la soirée de célébration en rendant hommage à son père, Pat Vegas, membre du groupe Redbone, en interprétant un de leur succès Come and get your love.

Gagnants du gala Indigenous Music Awards 2018
  • Meilleur album blues : Robert « Freightrain » Parker – Freightrain Live
  • Meilleur album folk : Buffy Sainte-Marie – Medicine Songs
  • Meilleur album en langue inuite, autochtone ou francophone : Shauit – Apu Peikussiak
  • Meilleur album instrumental : Jan Michael Looking Wolf – Flute Medicine
  • Artiste émergent de l’année : Ansley Simpson – Breakwall
  • Meilleur album Pow Wow contemporain : Black Bear Singers – Notcimik
  • Meilleur album country : Desiree Dorion – Tough Street
  • Meilleur album pop :Indian City – Here & Now
  • Meilleur album hip-hop : Supaman – Illuminatives
  • Meilleur album électro : Once a Tree – Phoenix
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