Le gouvernement canadien compte offrir un contrat pour trois brise-glaces à un chantier québécois

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Le brise-glace NGCC Des Groseilliers, de la Garde côtière du Canada. (Maxime Corneau/Radio-Canada)
Le gouvernement fédéral a annoncé vendredi son intention d’accorder au Chantier Davie (à Lévis, dans la province de Québec) un contrat pour l’acquisition et la conversion de trois brise-glaces destinés à la Garde côtière canadienne.

Ottawa accorde toutefois un délai de 15 jours aux entreprises qui pensent pouvoir soumettre une offre comparable.

Les négociations entre le Chantier Davie et Ottawa perdurent depuis des mois.

La direction de l’entreprise de Lévis, qui a récemment mis à pied des centaines de travailleurs, réclame sa part des contrats fédéraux de construction navale.

Une bonne nouvelle

La direction du chantier naval salue la décision du gouvernement d’enfin assurer « la navigabilité du Saint-Laurent et de la rivière Saguenay durant la période hivernale ». Toutefois, le vice-président aux affaires publiques, Frédérik Boisvert, préfère attendre avant de crier victoire.

« Je pense que l’industrie en générale devrait se réjouir de l’action qui a été prise. Maintenant, on va attendre les 15 jours qui doivent s’écouler avant de se réjouir », souligne-t-il.

Au départ, la Davie proposait quatre brise-glaces, mais le fédéral a exclu le quatrième navire. La direction espère qu’il sera éventuellement ajouté.

« Je ne veux vraiment pas qu’il y ait de nuages entre nous et les Premières Nations. »

Philippe Couillard, premier ministre du Québec
Emplois sauvés?

La direction ne sait pas encore combien d’emplois pourraient être sauvés. Frédérik Boisvert précise que tous les emplois perdus ne pourront pas être récupérés.

En décembre dernier, 800 travailleurs ont perdu leur emploi. « On a toujours fait une estimation qui pouvait donner environ 2 ans de travail et plus ou moins 400 emplois sécurisés », ajoute-t-il.

Un total de 600 employés travaillent actuellement sur le chantier naval. Environ 200 autres mises à pied sont donc à prévoir même si le contrat est bel et bien accordé à la Davie.

D’autres opportunités pourraient aussi se présenter à l’international, indique-t-on.

La valeur du contrat n’a pas encore été dévoilée.

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Radio-Canada

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