Arctique canadien: les Premières Nations du Yukon se préparent pour les élections fédérales

Le chef national Perry Bellegrade préside la 40e Assemblée annuelle des Premières Nations devant quelque 2000 délégués présents à Frédéricton, la capitale du Nouveau-Brunswick, dans l’est du pays. (Stephen MacGillivray/La Presse canadienne)
Les Premières Nations du Yukon, dans le nord-ouest du Canada, comptent faire de la lutte aux changements climatiques et de la participation électorale leurs priorités aux élections fédérales du mois d’octobre.

Les chefs de plusieurs Premières Nations yukonaises ont dévoilé leur stratégie préélectorale lors de la rencontre annuelle de l’Assemblée des Premières Nations, à Fredericton, dans l’Est canadien, qui rassemble 2000 délégués issus de 630 communautés autochtones au pays.

« Nous sommes une région incroyablement forte, qui abrite énormément de beaux paysages, ce qui signifie que nous devons nous mobiliser pour nous assurer que notre peuple est outillé pour faire un choix éclairé cet automne. »

Roberta Joseph, cheffe de la Première Nation de Tr'ondëk Hwëch'inur

Intitulée « Un Yukon qui mène » (A Yukon That Leads), cette stratégie fédérale vise à faire peser ce territoire isolé sur la scène nationale; une initiative non partisane, selon les chefs autochtones présents.

Cette année, ils se rallient derrière la lutte contre les changements climatiques, rebaptisée « destruction climatique » par le chef national, Perry Bellegrade.

Son approche bénéficie d’un écho positif parmi les chefs du Yukon.

Pour Dana Tizya-Tramm, chef du conseil de la Première Nation Vuntut Gwitchin, pas question de procrastiner quand il s’agit de lutte contre les changements climatiques. (Radio-Canada)
« Nous n’avons pas le luxe de remettre cet enjeu à une prochaine élection, ou à une prochaine génération. C’est ici, et maintenant. »

Dana Tizya-Tramm, chef du conseil de la Première Nation Vuntut Gwitchin

Il a rappelé que les Premières Nations en sont les premières victimes, en tant que communautés rurales.

Premier défi : inscrire les électeurs sur les listes électorales

Dans son allocution devant les chefs du Yukon, Perry Bellegarde a rappelé que seuls 61 % des électeurs autochtones s’étaient déplacés pour voter aux précédentes élections fédérales.

On veut que ce chiffre augmente, a-t-il défendu.

« Nous devons être préparés. Nous devons être organisés. Nous devons être en mesure de peser sur toutes les plateformes politiques, peu importe le parti. »

Perry Bellegarde, chef national de l'Assemblée des Premières Nations

Roberta Joseph, cheffe de la Première Nation de Tr’ondëk Hwëch’in, a toutefois rappelé les difficultés que les communautés comme la sienne éprouvent à recenser les électeurs et à les inscrire sur les listes électorales.

Les Premières Nations n’ont pas eu le droit de vote aux élections fédérales avant 1960.

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