Un chemin de fer entre l’Alaska et l’Alberta bientôt approuvé

Les wagons transporteraient des passagers, mais aussi de la marchandise, notamment du bitume, de la potasse utilisée dans les engrais et des minerais. (Geneviève Laurent/Radio-Canada)

Le président américain Donald Trump prévoit d’approuver cette semaine le prolongement du chemin de fer entre l’Alaska et l’Alberta. Le projet ferroviaire A2A prévoit la construction de voies entre le nord de l’Alberta et les ports de l’Alaska en passant par les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

Selon une publication de M. Trump sur Twitter le permis présidentiel approuvant le projet s’appuie sur des recommandations du sénateur Dan Sullivan, de l’Alaska, et du membre du Congrès Don Young.

Au total, le projet coûtera 22 milliards de dollars et s’étendra sur plus de 2700 kilomètres.

Le projet prévoit une nouvelle ligne de chemin de fer reliant Fort McMurray, en Alberta, à Delta Junction, en Alaska, où il se connectera au réseau existant pour rejoindre les ports des environs d’Anchorage.

Selon l’économiste Kent Fellows, de l’école publique de politique de l’Université de Calgary, ce nouveau chemin de fer est un signe qui montre que les promoteurs sont toujours intéressés à l’idée de faire sortir le pétrole brut de la province pour l’exporter.

« Le rail présente certains avantages par rapport aux pipelines. »Kent Fellows, économiste à l'école publique de politique de l'Université de Calgary

« Vous pouvez diversifier un peu… vous n’avez pas seulement à transporter du pétrole brut. Vous pouvez également détenir beaucoup d’autres produits de base, tant qu’il existe un marché pour celui-ci. L’accès au marché est donc important, pas seulement pour le pétrole brut », dit-il.

La secrétaire de presse du premier ministre Jason Kenney, Christine Myatt, déclare que l’Alberta soutient le développement de corridors commerciaux qui peuvent ouvrir de nouveaux marchés pour les produits de la province.

« Le gouvernement de l’Alberta est heureux de voir l’approbation du projet ferroviaire A2A aux États-Unis », peut-on lire dans un communiqué.

« Nous appuyons le développement de corridors commerciaux qui peuvent ouvrir de nouveaux marchés pour les produits de l’Alberta. »

Les prochaines étapes

Les prochaines étapes comprennent des études d’impact sur l’environnement et l’obtention des approbations réglementaires aux États-Unis et au Canada.

Au total, le tracé s’étendra sur plus de 2700 kilomètres. (Radio-Canada)

En juillet, l’entreprise A2A Rail a chargé une société d’ingénierie de commencer à arpenter les terres le long du tronçon albertain. Elle prévoit de commencer des activités comme le défrichage, l’installation de clôtures et la préparation des routes d’accès en Alberta au cours des trois à six prochains mois.

« La nouvelle ligne ferroviaire créera de nouvelles opportunités de développement économique pour un large éventail d’entreprises et de communautés autochtones au Canada et en Alaska », explique le fondateur d’A2A, Sean McCoshen.

Selon la société A2A Rail, le projet créera plus de 18 000 emplois pour les travailleurs canadiens et ajoutera 60 milliards de dollars au PIB du pays d’ici 2040.

Avec les informations d’Helen Pike

Fuat Seker, CBC / Radio-Canada

Fuat Seker, CBC / Radio-Canada

Ancien sportif de haut niveau / Aujourd’hui journaliste CBC/Radio-Canada

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