Peindre l’immensité des paysages de l’Arctique canadien

L’immensité des paysages des Territoires du Nord-Ouest, dans le Nord canadien, est une importante source d’inspiration pour la peintre Hélène Girard, dont les œuvres sont exposées au Northern Life Museum and Cultural Centre de Fort Smith jusqu’au 15 janvier 2020. (Pat Kane/Reuters)
Hélène Girard présente ses peintures les plus récentes à Fort Smith.

Avions, paysages ou bêtes, Hélène Girard peint les Territoires avec une incroyable obsession du détail et un sens aigu de la composition. Son exposition Northern Reveries, tableaux récents, se poursuit au Northern Life Museum and Cultural Centre de Fort Smith jusqu’au 15 janvier 2020.

C’est dans le Nord qu’Hélène Girard a commencé à peindre et c’est toujours le Nord qu’elle a continué à mettre sur toile, même lors de ses retours au Québec.

Elle s’est installée à Yellowknife en 1986, puis à Fort Smith.

« C’est la plus belle communauté, dit la peintre. Tout le monde s’entend, tout le monde se salue. »

C’est ici qu’elle s’est initiée au pinceau, en autodidacte, sans jamais prendre de cours, travaillant fort pour trouver son style.

« Je suis toujours resté dedans une fois que je l’ai découvert, précise-t-elle. Mais je l’ai perfectionné avec les couleurs, les détails. Des fois je mets deux paires de lunettes pour faire les détails d’un avion. Je travaille pour que ce soit photographique de proche. »

Utilisation de la photographie

Peignant uniquement à l’acrylique, l’artiste travaille d’après photographie, amalgamant des éléments de divers clichés, retravaillant la composition.

Elle utilise occasionnellement de vieilles photographies des archives du Northern Life Museum.

Le portrait ne l’intéresse pas; dans son exposition actuelle, tout au plus voit-on trois enfants autochtones jouant dans l’eau.
Ce qui l’inspire, ce sont les paysages, les animaux et les avions.

Auparavant, ses caribous se fondaient au paysage; ils ont de plus en plus tendance à gagner l’avant-plan.

« Ils ont une personnalité, note Hélène Girard. Ils ont tous une face différente. »

Les avions – hydravions, pour l’essentiel – occupent un espace de prédilection dans la plus récente exposition de celle qui est revenue à Fort Smith fin aout 2019, et peuvent à priori surprendre dans le corpus d’une peintre.

Si cette thématique est apparue dans l’œuvre de Mme Girard par le biais d’une commande, elle en a rapidement fait une spécialité et a gagné des prix aux États-Unis et au Canada. Elle a été exposée au Musée de l’aviation à Ottawa et au Air Venture Museum d’Oshkosh, au Wisconsin.

Comment peindre un avion

« Un avion, c’est vraiment facile à peindre, prétend Hélène Girard, mais faire le décor autour est toujours difficile. Je commence toujours par le ciel. Je recommence et je ne vais pas plus loin tant que je ne suis pas satisfaite du ciel. »

Elle a notamment peint, à partir d’une photo, le premier hydravion à se poser sur la rivière des Esclaves, où elle passe beaucoup de temps. Après Northern reveries, elle dit ne pas avoir de projet artistique spécifique. Elle se sent cependant investie d’une mission.

« Dans le Sud, les gens me demandent si le ciel est beau comme ça, s’il y a du bleu dans la neige. […] Le Nord se réchauffe. Est-ce que la neige et cette belle clarté vont rester ? C’est une mission pour moi de montrer que c’est beau et qu’il ne faut pas que ça disparaisse. »

Denis Lord, L'Aquilon

Denis Lord, L'Aquilon

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