Des objectifs plus réalistes pour un nouveau centre communautaire franco-ténois dans l’arctique canadien

Dessin préliminaire du centre communautaire franco-ténois. (Courtoisie FFT)
La version finale du plan d’affaire de la firme Stantec, quant au centre culturel communautaire francophone, a été remise au comité consultatif le 22 janvier dernier. Cette première étape est préalable à la deuxième phase, soit celle des dessins de classe C, c’est-à-dire sans les détails ; un aperçu de ce que ce centre culturel pourrait avoir l’air.

L’idée, discutée cet automne, selon laquelle il devrait y avoir un locataire de base – institutionnel – qui permettrait de contribuer à payer le bâtiment, n’a pas été retenue car le projet dans l’ensemble serait trop dispendieux.

« Bâtir, c’est quelque chose que l’on peut faire, je pense qu’on peut aller chercher les fonds nécessaires », d’expliquer la directrice générale de la Fédération franco-ténoise, Linda Bussey.

« La plus grande préoccupation pour la communauté, poursuit la directrice, c’est l’opération quotidienne du centre, qui est tellement coûteuse. Pour l’instant, on est tous des locataires, on cherche une solution pour avoir un centre communautaire qui peut abriter tout le monde, mais avec des coûts d’opération qui seraient moindres que ceux présentés dans le premier plan de Stantec. »

Trois sites potentiels ont été explorés pour la construction. Finalement, l’espace le plus viable se situe où étaient les anciens bureaux d’Ecology North, sur la 51e rue.

Revoir les objectifs

Pour la prochaine phase, lors de la rencontre du 11 février prochain, c’est le plan et les objectifs de la communauté qui seront revisités. On se rappelle que la vision était plutôt large et ambitieuse. Maintenant, des choix s’imposent, indique la directrice de la FFT.

« Je vais faire une présentation sur ce qui est possible et une consultation pour voir c’est quoi les priorités de la communauté, de dire Mme Bussey. Ça va se faire en deux heures et Stantec sera présent à la réunion, ils vont entendre ce que la communauté veut et vont repartir faire leurs dessins afin que la FFT soit prête à déposer une demande le 31 mars auprès d’Espace culturel et communautaire  qui est un programme de Patrimoine canadien. De là, on va voir si le plan d’affaires nous permet d’aller de l’avant avec la construction du centre communautaire ».

Selon la directrice, la communauté va devoir être créative et aller chercher des fonds diversifiés pour la construction.

La question du coût

La difficulté sera plutôt dans les coûts d’opération mensuels.

« Ils ont fait une étude pour les dix prochaines années à savoir combien ça nous couterait, mensuellement, pour opérer le centre – et c’est là qu’il faut être réalistes. Nos locataires ne sont pas des gens qui peuvent payer 5000 $ de loyer par mois », de commenter Mme Bussey.

« Il y a beaucoup de pour et de contre, jusqu’où peut-on prendre un risque calculé ? », questionne-t-elle.

En sous-texte, on entend que la communauté franco-ténoise devra probablement modérer ses transports ; viser un peu moins grand.

« Il y a toujours l’option de donner un nouvel élan à la maison bleue, de défaire la maison bleue pour bâtir sur le terrain qui est ici ».

Pour Linda Bussey, directrice générale de la Fédération franco-ténoise, une option pourrait être de construire sur le terrain de la maison bleue. Cette dernière abrite plusieurs organismes francophones à Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)

Linda Bussey ajoute que l’avantage de demeurer à l’emplacement actuel est que le terrain et la bâtisse appartiennent à la Fédération. « Dans un an, on n’aura plus de dettes sur cette maison », déclare-t-elle. Un plus non négligeable à considérer.

La dernière rencontre a été très populaire et fructueuse, il y a eu beaucoup d’échanges et la directrice de la FFT espère qu’il en ira de même pour celle-ci.

« Les gens étaient très à l’aise d’exprimer leurs opinions et c’est comme ça qu’on pourra prendre une décision réfléchie », conclut-elle.

Mme Bussey invite les gens qui ont des questions et qui ne peuvent être présents à la consultation à la contacter directement.

Mélanie Genest, L'Aquilon

Mélanie Genest, L'Aquilon

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