Arctique canadien : le coronavirus détecté dans des échantillons d’eaux usées à Yellowknife

Les autorités sanitaires des T.N.-O. demandent l’aide du public pour retrouver un cas non recensé. (Photo : Mario de Ciccio/Radio-Canada)
Les autorités sanitaires des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) affirment que des tests de dépistage réalisés sur des échantillons d’eaux usées de la capitale ont révélé la présence du coronavirus à l’origine de la COVID-19, alors que les territoires n’ont recensé aucun cas au sein de la population.

Les échantillons d’eaux usées ont été prélevés entre le 30 novembre et le 2 décembre. Pendant la même période et jusqu’à aujourd’hui, 300 personnes ont subi un test de dépistage dont les résultats se sont tous révélés négatifs.

Dans un communiqué, les autorités soulignent que « les traces de virus détectées dans les eaux usées sont actuellement relativement faibles », mais qu’il est fort probable qu’il y ait un cas non détecté à Yellowknife.

« Il est possible que ces traces proviennent d’une ou de plusieurs personnes qui ont voyagé et qui s’isolent dûment en ce moment même, voire qui ont déjà quitté le territoire. Il est également possible que la COVID-19 ait été transmise à d’autres personnes. »Kami Kandola, administratrice en chef de la santé publique des T.N.-O.

Les autorités demandent ainsi à tous ceux et celles qui ont voyagé et qui se trouvent en isolement depuis le 30 novembre de passer un test de dépistage, qu’ils présentent ou non des symptômes.

On demande également à tous les travailleurs essentiels exemptés de quarantaine de subir un test de dépistage, à l’exception des travailleurs des services essentiels à haut risque, tels que les travailleurs de la santé.

Les Ténois en isolement à la suite du retour de voyage d’un membre de la famille n’ont pas besoin de passer un test, sauf s’ils présentent des symptômes, mais ils doivent continuer de s’isoler.

Les autorités croient que de prochains prélèvements d’eaux usées permettront de mieux déterminer l’ampleur du risque pour la population.

La médecin hygiéniste en chef des Territoires du Nord-Ouest, Kami Kandola, pense qu’il pourrait y avoir un cas de COVID-19 non détecté à Yellowknife. (Photo : Mario de Ciccio/Radio-Canada)

En conférence de presse, l’administratrice en chef de la santé publique des T.N.-O. a expliqué plus en détail le fonctionnement du programme de surveillance des eaux usées en place depuis le mois d’octobre.

Des échantillons sont prélevés des eaux usées tous les jours et envoyés vers un laboratoire de Winnipeg. Les résultats sont obtenus environ cinq jours plus tard.

Le dernier cas connu aux T.N.-O. remonte au 27 novembre chez un travailleur de l’extérieur du territoire en isolement à Yellowknife.

« Lorsqu’il y a un cas connu de COVID, nous pouvons voir un faible signal dans les eaux usées. […] Ce qui est différent avec ces échantillons, c’est que ce signal a augmenté en intensité et demeure au-dessus de la valeur de base. Cela m’indique qu’il y a au moins un cas non recensé à Yellowknife. »

Kami Kandola insiste pour dire qu’il n’y a pas de « raison de s’alarmer », mais qu’il faut s’assurer qu’il n’y a pas de transmission communautaire non décelée.

La surveillance des eaux usées représente pour les autorités un bon indice précurseur d’une transmission de la COVID-19, a affirmé la Dr Kandola.

Radio-Canada

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