Les nouvelles qui ont marqué l’année 2020 dans le Grand Nord canadien

Outre la COVID-19, plusieurs événements ont marqué le quotidien de Yukonnais, des Ténois et des Nunavummiut en 2020. Survol des nouvelles qui ont attiré l’attention des lecteurs. (Radio-Canada)
L’année 2020 aura été chargée en actualités dans le Grand Nord, mais il n’y a pas que la COVID-19 qui a retenu l’attention des lecteurs des territoires. Voici le décompte panterritorial des nouvelles qui ont marqué l’année 2020 en dehors de la pandémie.
10. La quantité d’eau douce augmente dans l’arctique
Les effets de l’érosion côtière se font déjà sentir dans certaines communautés en Alaska. (David Goldman/Associated Press)

Une étude scientifique publiée au mois d’août révèle que l’océan Arctique n’est plus aussi salé, notamment en raison d’une hausse de la quantité d’’eau douce provoquée par le réchauffement climatique.

La présence de l’eau douce dans les eaux de l’Arctique n’est pas hors du commun, mais son augmentation inquiète les scientifiques puisqu’elle peut déstabiliser d’autres parties du monde en se déplaçant vers d’autres océans, ce qui pourrait modifier certains courants marins.

9. Les Jeux de la Francophonie à Yellowknife
Un drapeau franco-ténois surplombe la ville de Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest.
PHOTO : RADIO-CANADA / MARIO DE CICCIO

La capitale ténoise accueillera les Jeux de la Francophonie en 2025. Yellowknife était la seule ville à s’être portée candidate pour la tenue des neuvièmes Jeux de la francophonie, initialement prévue en 2023, puis reportée à 2025 après le report des Jeux de Victoria.

Les organisateurs devront toutefois reprendre certaines négociations, notamment avec les bailleurs de fonds pour s’assurer que le financement sera possible deux ans plus tard, et ce, malgré la pandémie qui a affecté l’économie.

8. L’Edmontosaurus, un dinosaure présent dans l’arctique
L’Edmontosaurus, une espèce de dinosaure à bec de canard, aurait vécu dans le nord de l’Alaska. (Masato Hattori/Illustration)

Auparavant, les scientifiques croyaient que l’Edmontosaurus, un hadrosaure à bec de canard qui mesurait 15 mètres de hauteur, vivait principalement entre l’Alberta et le Colorado. En mai, une étude a toutefois révélé que le dinosaure aurait également vécu, il y a 70 millions d’années, dans le nord de l’Alaska.

Des fossiles de l’hadrosaure y ont été retrouvés par les chercheurs dans la formation géologique de Prince Creek.

7. Problème de logement dans le Grand Nord
L’offre de logements dans les territoires du Nord relève davantage des sociétés d’habitation gouvernementales que dans le sud du pays. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

Les logements sont difficilement accessibles et rarement abordables au Yukon, tout comme aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, selon rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logements.

Terrains trop chers ou au relief inhospitalier, manque de main d’œuvre et de ressources pour la construction, demande élevée de logements couplée à une offre réduite sont autant de raisons qui expliquent que les logements sont toujours aussi chers dans le Grand Nord.

6. Cultiver ses légumes au cœur de la ville
Ce petit lopin de terre fertile, c’est le projet que s’est donné la productrice maraîchère France Benoit cet été. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)

Les pommes de terre, les carottes et les choux de la maraîchère France Benoit poussent en plein quartier industriel à Yellowknife, sur une petite bande de terre qui faisait office de stationnement.

La ferme Le Refuge est la plus récente réalisation de la maraîchère bien connue des Ténois pour avoir mis sur pied le marché fermier en 2012 dans sa quête vers la souveraineté alimentaire.

5. La nouvelle école secondaire francophone ouvre ses portes
Le Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier est situé sur le terrain de deux écoles anglophones qui abritent chacune un programme d’immersion française. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

Le Centre scolaire communautaire Paul-Émile Mercier de Whitehorse a ouvert ses portes en novembre pour accueillir les élèves du secondaire de la Commission scolaire francophone du Yukon.

La construction de l’école survient à la suite d’une bataille judiciaire qui a duré plus d’une décennie.

Avec son architecture scolaire moderne, le bâtiment permettra également la tenue d’événements communautaires, notamment grâce à son espace adaptable et sa cuisine professionnelle.

4. Faire la file au bureau de poste d’Iqaluit
Postes Canada considère son bureau d’Iqaluit comme étant « l’un des plus occupés au pays ». (Matisse Harvey/Radio-Canada)

Imaginez devoir faire la file durant près d’une heure chaque fois que vous souhaitiez poster une lettre ou récupérer un colis. Pour les résidents d’Iqaluit, la situation n’a rien d’extraordinaire et génère une certaine frustration.

Dans la capitale du Nunavut, il n’y a aucun facteur pour distribuer les lettres et les colis aux habitants. Il faut absolument passer par le bureau de Poste Canada, l’un des plus achalandés au pays.

3. La mode inuit dans un défilé à New York
Une création de Victoria Kakuktinniq pour la Paris Fashion Week de l’an dernier présentée lors d’un défilé à Iqaluit. (Victoria Kakuktinniq)

En février, la designer Victoria Kakuktinniq, originaire de Rankin Inlet, au Nunavut, présentait ses créations lors de la fameuse Fashion Week de New York.

La styliste et créatrice de la ligne de mode Victoria’s Arctic Fashion, à Winnipeg, avait déjà présenté une collection printemps-été à la semaine de la mode de Paris l’année dernière. Elle a collaboré avec des artisans inuit de l’atelier Hinaani Design afin d’accessoiriser ses créations d’œuvres de perlage.

2. Un voilier néo-zélandais passe au large du Nunavut
Le voilier Kiwi Roa, du navigateur néo-zélandais Peter Smith, s’est lancé pour la deuxième fois dans la traversée du passage du Nord-Ouest, après une tentative manquée en 2018. (Petersmith.net.nz)

Au mois d’août, le voilier du navigateur néo-zélandais Peter Smith a été aperçu traversant les eaux du passage du Nord-Ouest près de Cambridge Bay alors que Transport Canada avait interdit à la majorité des bateaux de naviguer dans les eaux arctiques afin d’éviter une propagation de la COVID-19.

Ce passage a soulevé plusieurs questions relatives à la souveraineté du Canada sur le passage du Nord-Ouest et sur la capacité du pays à qualifier ces eaux « d’intérieures ».

1. Le Yukon abandonne officiellement le changement d’heure
Au plus fort de l’hiver, le soleil se lève sur Whitehorse vers 10 h. Avec l’adoption de l’heure avancée du Pacifique, le soleil se lèverait plutôt vers 11 h. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

Le 31 octobre, le Yukon passait à la nouvelle heure normale. À l’instar de la Saskatchewan, le territoire a décidé de ne plus adhérer au changement d’heure saisonnier qu’il avait adopté en 1980.

Le Yukon sera donc à la même heure que la Colombie-Britannique durant l’été et à la même heure que l’Alberta et les Territoires du Nord-Ouest durant les mois d’hiver.

Radio-Canada

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