Eau potable : état d’urgence à Iqaluit dans le Grand Nord canadien

Des résidents d’Iqaluit au Nunavut font la queue pour remplir des bidons d’eau potable, le jeudi 14 octobre 2021. (Emma Tranter/La Presse Canadienne)

Le gouvernement du Nunavut, dans le Grand Nord canadien, a déclaré jeudi l’état d’urgence à Iqaluit, la capitale du territoire, pour faire face à une dégradation de la qualité de l’eau.

« Je tiens à rassurer les habitants du Nunavut, en particulier ceux d’Iqaluit, que nous prenons cette question de l’eau très au sérieux », a déclaré par voie de communiqué Jeannie Ehaloak, la ministre des Services communautaires et gouvernementaux.

L’état d’urgence est d’une durée de 14 jours.

Le gouvernement du Nunavut se fait rassurant et indique que l’instauration de l’état d’urgence ne veut pas dire une augmentation de risque pour les habitants d’Iqaluit.

« La nécessité de déclarer l’état d’urgence en ce moment est d’accélérer les processus requis pour déployer les ressources nécessaires à la protection de la santé publique et des infrastructures dans la ville d’Iqaluit », indique-t-on dans le même communiqué.

Les autorités parlent d’une « possible contamination par des hydrocarbures de l’eau potable de la ville ». Elles disent attendre les résultats des tests.

De son côté, le ministère de la Santé du territoire a déjà demandé, lui aussi, aux Iqalummiut, les habitants d’Iqaluit, « de ne pas consommer l’eau du robinet pour boire ou cuisiner, jusqu’à nouvel ordre. Cela concerne aussi bien l’eau bouillie que l’eau filtrée par des filtres commerciaux comme les filtres Brita et l’eau filtrée par des systèmes d’osmose inverse. »

Radio-Canada rapportait hier la décision du gouvernement du Nunavut de faire « venir 80 000 litres d’eau embouteillée pour les habitants d’Iqaluit, qui ne peuvent boire l’eau du robinet depuis mardi à cause de l’odeur de carburant qui en émane. »

Avec les informations du gouvernement du Nunavut

Samir Bendjafer, Regard sur l'Arctique

Samir Bendjafer est détenteur d'un bacalauréat en informatique de l'Université de Bab Ezzouar (Alger) et d'un diplôme en journalisme de l'Université de Montréal. En 1997, il entame sa carrière de journaliste en Algérie en pleine révolution internet dans les journaux , avant le passage au journalisme 2.0 et les médias sociaux. A partir de 2005, Il a travaillé comme correspondant de presse basé à Montréal tout en publiant régulièrement dans les médias locaux montréalais. Sa curiosité et son penchant naturel à aller au-delà des apparences sont à la base de sa passion pour le journalisme.

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