L’OTAN ne veut déployer ni armes nucléaires ni bases en Finlande, dit sa première ministre

La première ministre finlandaise, Sanna Marin, s’exprime lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre italien Mario Draghi lors de sa visite à Rome, le 18 mai. (Remo Casilli/Reuters)
L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) n’a manifesté aucun intérêt pour la présence d’armes nucléaires ou de bases militaires permanentes en Finlande, a déclaré la première ministre finlandaise, Sanna Marin, dans un entretien publié jeudi par le quotidien italien Corriere della Sera à l’occasion d’une visite à Rome.

« Il me semble qu’il n’y a pas même un intérêt pour le déploiement d’armes nucléaires ou l’ouverture de bases de l’OTAN en Finlande », a-t-elle dit selon ses services.

La Finlande et la Suède ont formellement déposé mercredi leur candidature à une entrée dans l’OTAN, l’invasion de l’Ukraine par la Russie les ayant convaincues de rompre avec la position de neutralité stratégique en vigueur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour la première et depuis près de 200 ans pour la deuxième.

Cette double candidature a été saluée par les États-Unis et par plusieurs membres européens de l’Alliance du traité de l’Atlantique Nord, mais elle est critiquée par la Turquie. Cela risque de freiner le processus d’accession.

Sanna Marin, en visite à Rome où elle a rencontré mercredi le président du Conseil Mario Draghi, s’est dite convaincue que les réticences d’Ankara pouvaient être surmontées par le dialogue.

« Je crois qu’à ce stade, l’important est de rester calme, de discuter avec la Turquie et d’autres pays membres, de répondre aux questions qui peuvent se poser et d’aplanir tous les malentendus », a-t-elle déclaré au Corriere della Sera.

Elle a précisé que la question du déploiement d’armes nucléaires de l’OTAN et celle de l’ouverture de bases de l’alliance en Finlande n’étaient pas abordées dans les négociations avec l’alliance.

Son homologue suédoise, Magdalena Andersson, a aussi dit que son pays ne souhaitait accueillir ni des bases permanentes ni des armes nucléaires de l’OTAN sur son sol.

La Turquie, qui a rejoint l’alliance en 1952, reproche à la Finlande et à la Suède d’accueillir sur leur territoire des activistes liés à des organisations kurdes qu’elle considère comme terroristes et met en cause les embargos sur les exportations d’armes vers la Turquie décidés par Helsinki et Stockholm depuis 2019 après l’incursion de son armée en territoire syrien. 

Le président finlandais, Sauli Niinisto, et la première ministre suédoise doivent rencontrer dans la journée le président américain Joe Biden à Washington. 

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