Norvège : le Parti travailliste reste au pouvoir, les populistes progressent

La gauche emmenée par le premier ministre travailliste Jonas Gahr Støre va se maintenir au pouvoir en Norvège. (Reuters)

Un texte de Reuters

Le Parti travailliste au pouvoir en Norvège a remporté lundi les élections législatives, tandis que les formations populistes anti-immigration ont réalisé une percée sans précédent, à l’issue d’un scrutin marqué par les inquiétudes liées à la hausse du coût de la vie et aux conflits en Ukraine et à Gaza.

Après dépouillement de 99 % des bulletins, les travaillistes du premier ministre sortant Jonas Gahr Støre et plusieurs petits partis de gauche dont le soutien est nécessaire pour gouverner sont crédités de 87 sièges, contre une majorité fixée à 85.

Pour obtenir à nouveau l’appui de ses alliés actuels, Jonas Gahr Støre va vraisemblablement devoir mener des discussions délicates sur plusieurs questions, comme l’augmentation des impôts pour les plus riches, l’avenir de l’exploration pétrolière et le désengagement du fonds souverain norvégien, doté de 2000 milliards de dollars, d’entreprises israéliennes.

Jonas Gahr Støre va rester premier ministre, mais avec une situation parlementaire bien plus compliquée. Il va dépendre de cinq partis pour gouverner, a indiqué Jonas Stein, enseignant en sciences politiques à l’Université de Tromsoe.

En dépit de la victoire de la gauche, ces élections mettent en exergue un virage accru vers la droite. Le Parti du progrès, anti-immigration, est crédité de 48 sièges, un résultat sans précédent qui constitue plus du double du nombre de sièges obtenus quatre ans plus tôt.

La formation populiste menée par Sylvi Listhaug a promis de vastes baisses d’impôts et a séduit une grande partie des électeurs.

À la différence toutefois d’autres partis d’extrême droite en Europe, ni le Parti du progrès ni les conservateurs de l’ancienne première ministre Erna Solberg n’ont cherché à avoir le soutien du président américain Donald Trump.

Sur fond de préoccupations des électeurs concernant la guerre en Ukraine et l’attitude de la Russie, qui partage une frontière avec la Norvège au nord du cercle arctique, la gauche a vu sa popularité grimper ces derniers mois après l’entrée au gouvernement de Jens Stoltenberg, l’ex-secrétaire général de l’OTAN.

Nombre de Norvégiens considèrent cette décision comme une garantie dans le cas d’un nouveau conflit armé, au regard de l’expérience de Jens Stoltenberg, qui a été à la tête de l’Alliance transatlantique pendant 10 ans jusqu’à octobre 2024.

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