Où se dérouleront les prochains Jeux d’hiver de l’Arctique?

Maintenant que les Jeux d’hiver de l’Arctique de Whitehorse sont terminés, où se tiendront les prochains? Le comité organisateur l’ignore toujours, si bien que les Jeux ont dû être reportés un an plus tard que prévu.
Le président du Comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique, John Rodda, explique que, comme aucun hôte n’était prêt à s’engager pour 2028, l’événement a dû être repoussé à 2029.
« Nous savions que de passer à un cycle de deux à trois ans augmenterait les chances du Groenland et du Nunavut de déposer leur candidature », indique-t-il.
Par ailleurs, le projet de tenir les compétitions à Lillehammer, en Norvège, a été mis en « veilleuse », faute d’un engagement ferme de son gouvernement, ajoute John Rodda.
Dans le Grand Nord, peu de communautés ont les installations requises pour accueillir un tel événement, qui implique environ 2000 jeunes athlètes des régions circumpolaires, sans compter leurs familles et les visiteurs, et des compétitions dans une vingtaine de sports.
Une organisation habituée aux contretemps
Tradition vieille de plus de 50 ans, les Jeux ont souvent dû s’adapter, comme le rappelle John Rodda.
En 2018, les épreuves ont dû être séparées entre Fort Smith et de Hay River, aux Territoires du Nord-Ouest. En 2020, l’édition de Whitehorse a dû être annulée à cause de la pandémie de COVID-19, et les Jeux n’ont pas eu lieu avant 2023, à Fort McMurray, en Alberta.

Plus récemment, l’exclusion de l’équipe russe du Yamal à cause de la guerre en Ukraine a poussé Whitehorse à prendre le relai de l’organisation des Jeux de 2026, qui étaient censés être en Russie.
Les difficultés à organiser les Jeux ne sont toutefois pas gage d’un désintérêt, au contraire : de trois délégations initiales, l’événement en accueille désormais huit… et peut-être même bientôt neuf.
Les Inuit du Labrador, prochains participants?
Une délégation spéciale du Labrador était en effet à Whitehorse la semaine dernière pour évaluer une possible adhésion aux compétitions, dès 2029.
Johannes Lampe, président du Nunatsiavut, le gouvernement régional autonome des Inuit de Terre-Neuve-et-Labrador, témoigne que ces événements, qui unissent la jeunesse autour du sport, peuvent changer la donne pour le développement personnel des jeunes, surtout dans des régions aussi éloignées, où la santé mentale est un défi.

Il espère que les Jeux permettront également à sa région du nord du Labrador de se développer pour pouvoir, un jour, avoir des infrastructures dignes de ce nom et accueillir l’événement à son tour. Le Nunatsiavut milite notamment auprès d’Ottawa pour un nouvel aéroport à Nain, l’une des plus grandes communautés de la région.
L’ambassadrice d’Islande au Canada, Auðbjörg Halldórsdóttir, faisait également partie des invités spéciaux venus assister aux événements, même si aucune discussion formelle n’a jusqu’alors eu lieu quant à une éventuelle volonté de l’Islande de faire partie des délégations.
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