Pollution plastique : Ottawa finance la recherche autochtone dans le Nord

La ministre de l’Environnement, Julie Dabrusin, a annoncé un investissement de 2,4 millions de dollars pour étudier l’impact de la pollution plastique sur les communautés autochtones. Trois des six projets retenus concernent directement le Yukon, le Nunavut et le Nord canadien.
Menés sur deux ans en partenariat avec le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, ces travaux visent à documenter les répercussions sociales, culturelles et environnementales des déchets plastiques, tout en s’appuyant sur les savoirs traditionnels.
Des initiatives ancrées dans l’Arctique
Le financement soutiendra des projets spécifiques visant à protéger les écosystèmes nordiques.
- Au Yukon : l’Université Memorial collaborera avec la Première Nation des Gwitchin Vuntut pour instaurer un programme communautaire de suivi de la pollution plastique dans leurs eaux et sur leurs terres.
- Au Nunavut : à Arviat, un projet de cartographie évaluera l’impact des plastiques sur la sécurité alimentaire et le bien-être local. L’objectif est de créer un plan d’action dirigé par les Inuits qui pourra servir de modèle à d’autres régions de l’Arctique.
- Dans le nord circumpolaire : l’Université de Victoria travaillera avec des gardiens des savoirs et des artistes nordiques pour mieux comprendre la portée culturelle de cette pollution.

(iStock)
Renforcer l’autonomie locale
Cet investissement favorise les partenariats qui combinent les systèmes scientifiques et les savoirs autochtones, a déclaré la ministre Dabrusin.
Selon Environnement et Changement climatique Canada, les résultats de ces recherches orienteront les futures décisions politiques du gouvernement fédéral, qui s’est engagé à atteindre l’objectif de zéro déchet de plastique d’ici 2030.

En plus des projets nordiques, des initiatives similaires seront déployées au Manitoba, en Colombie-Britannique et à l’échelle nationale.
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