Financement de projets de protection des espèces aquatiques en péril

Pour les habitants de nombreuses communautés nordiques, les activités nautiques sont un véritable mode de vie : les déplacements sur l’eau y sont essentiels, tant pour les loisirs que pour la chasse et la pêche de subsistance. Face aux nombreux risques, la sécurité nautique s’y transmet naturellement de génération en génération. (Photo Audrey Giles)

Pêches et Océans Canada lance un appel de propositions pour financer des projets de protection et de rétablissement des espèces aquatiques en péril.

La ministre des Pêches, Joanne Thompson, annonce le lancement de cette initiative dans le cadre du Fonds de la nature du Canada pour les espèces aquatiques en péril (FNCEAP).

Ce programme prévoit une enveloppe de 77,5 millions de dollars sur cinq ans, soit 15,5 millions par année.

La période de dépôt des candidatures s’ouvre aujourd’hui, le 16 septembre, et prendra fin le 16 novembre.

Le FNCEAP soutient des projets d’intendance pluriannuels menés en collaboration avec des collectivités et organisations autochtones, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des acteurs de l’industrie ainsi que des établissements universitaires, explique un communiqué de Pêches et Océans Canada. Ces initiatives visent à atténuer des menaces ciblées ou à intervenir dans des zones géographiques précises pour faire avancer la conservation et le rétablissement de la biodiversité.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie fédérale Une force de la nature : La stratégie du Canada pour protéger la nature.

Les communautés inuit du Nord s’alimentent en partie encore grâce à la chasse et la pêche. (Photo d’archives : Radio-Canada/Matisse Harvey)

Depuis son instauration en 2018, le Fonds a injecté plus de 120 millions de dollars dans plus de 150 projets, permettant l’application de 1210 mesures de rétablissement ciblant près de 200 espèces.

Le financement s’adresse en priorité aux projets menés dans neuf zones géographiques :

  • les bassins hydrographiques des fleuves Fraser et Columbia (Colombie-Britannique)

  • le versant est des montagnes Rocheuses (Alberta)

  • le sud des Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba)

  • l’Arctique (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon, océan Arctique)

  • le bassin hydrographique inférieur des Grands Lacs (Ontario)

  • les Basses-Terres du Saint-Laurent (Québec)

  • les rivières du sud du golfe du Saint-Laurent (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard)

  • les bassins hydrographiques de la baie de Fundy et des hautes terres du sud (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick)

  • le sud de Terre-Neuve (Terre-Neuve-et-Labrador)

Deux types de menaces maritimes sont également visés de manière prioritaire, soit les interactions liées à la pêche, telles que les empêtrements et les prises accessoires, et les perturbations physiques et acoustiques, y compris les collisions avec des navires et la pollution sonore sous-marine.

Les propositions visant des zones géographiques ou des menaces en eau douce ou marine situées hors de ces priorités ciblées demeurent également admissibles pour ce cycle de financement.

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