Guerre en Iran : Trump fustige l’OTAN en évoquant le Groenland

Le président des États-Unis, Donald Trump, prend la parole lors d’une réception destinée aux chefs d’entreprise dans le cadre de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM), le 21 janvier 2026, à Davos, en Suisse.

Donald Trump a de nouveau fustigé lundi les alliés dans l’OTAN qui ne sont pas venus en aide aux États-Unis dans la guerre en Iran et ravivé la dispute autour du Groenland, avant la visite cette semaine à Washington du secrétaire général de l’alliance atlantique.

Vous savez, tout a commencé, si vous voulez savoir la vérité, avec le Groenland. On veut le Groenland. Ils ne veulent pas nous le donner. Et j’ai dit : « Au revoir », a déclaré le président américain qui a menacé de quitter l’alliance militaire.

Le dirigeant républicain a menacé d’annexer le Groenland, un vaste territoire arctique sous souveraineté du Danemark, membre de l’Alliance, mais a fait machine arrière face aux protestations des alliés européens.

L’OTAN est un tigre de papier, a réitéré le président américain lors d’une conférence de presse, soulignant que le président russe Vladimir Poutine n’a pas peur de l’OTAN. Il a peur de nous, très peur. Il me l’a souvent dit.

Le président américain a dénoncé le fait que les alliés « ont tout fait pour ne pas nous aider. Ils n’ont même pas voulu nous fournir des pistes d’atterrissage ».

Le chef de l’OTAN Mark Rutte est attendu cette semaine à Washington, où il aura mercredi un entretien avec Donald Trump, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, a annoncé vendredi l’Alliance.

Il vient me voir mercredi, comme vous le savez. C’est un type formidable. Le secrétaire général est génial, a affirmé M. Trump.

Mark Rutte se livre depuis des mois à un exercice d’équilibriste entre les invectives du président américain à l’encontre des Alliés européens, qu’il a, entre autres, qualifiés de « lâches », et le souci de les défendre sans fâcher Donald Trump.

M. Trump s’en est également pris aux alliés des États-Unis en Asie, dont la Corée du Sud, le Japon et l’Australie en les accusant d’être restés à l’écart.

On a 45 000 soldats en Corée du Sud pour les protéger de Kim Jong-un, avec qui je m’entends très bien. Il a dit des choses très gentilles à mon égard, a affirmé M. Trump avant d’ajouter : Vous avez noté comment ça se passe bien en Corée du Nord, vraiment bien.

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