Le Yukon accueille les premières audiences de l’enquête canadienne sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

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L’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées amorce ses audiences à Whitehorse. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Les audiences de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) commencent à Whitehorse, avec l’arrivée de familles venues de tout le territoire dont les témoignages seront entendus mardi et mercredi.

Les Premières Nations du Yukon accueillent favorablement le début des travaux de cette commission en dépit des nombreuses critiques dont elle fait l’objet à travers le Canada. Les audiences préparatoires d’Edmonton et de Thunder Bay ont même été annulées à la suite des critiques.

Krista Reid, présidente du cercle des femmes autochtones de Whitehorse, souhaite ardemment que l’enquête soit un succès.

Le négativisme [envers l’enquête] m’inquiète. Localement, nous nous sommes engagés envers les familles d’ici […] et nous sommes finalement arrivés à obtenir ce pour quoi nous militons depuis tant d’années et je ne veux pas que ça échoue.

Krista Reid, Whitehorse Aboriginal Women’s Circle

Krista Reid admet toutefois que la tâche est immense. « Ça ne s’est jamais fait auparavant, les problèmes systémiques sont nombreux et il y a de multiples législations et ministères différents concernés, c’est d’une envergure énorme. »

Elle croit toutefois que, peu importe la façon dont seront compilés les témoignages, l’enquête permettra de générer des données solides pour prouver l’effet négatif du colonialisme, d’où l’importance pour les familles de se faire entendre.

Premières Nations et territoire en soutien à l’Enquête

Le Yukon et le conseil des Premières Nations du territoire qui se sont rencontrés vendredi ont réitéré leur engagement à la tenue de cette enquête.

Le grand chef du conseil des Premières Nations du Yukon, Peter Johnston, a affirmé que c’était « une chance que de pouvoir entamer l’enquête au Yukon et de fixer des objectifs ambitieux et d’offrir, surtout, la chance aux familles de raconter leur histoire ».

Les Premières Nations du Yukon ont été touchées par une série de meurtres dont ceux de Wendy Carlick et de Sarah McIntosh dont les corps ont été trouvés à Whitehorse le 19 avril. Wendy Carlick avait milité ardemment pour la tenue d’une enquête nationale sur les femmes autochtones après que sa propre fille, Angel Carlick, eut été victime d’un homicide à l’âge de 19 ans il y a une dizaine d’années. Son meurtre n’a d’ailleurs jamais été résolu.

Sous la tente
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Les audiences de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées à Whitehorse se déroulent sous une grande tente sur la rive du fleuve Yukon. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

Une quarantaine de personnes se sont inscrites pour participer aux audiences à Whitehorse, mais d’autres pourraient s’ajouter au nombre. Une grande salle entendra les témoignages, et de petites salles sont aussi disponibles pour des témoignages en privé. Il s’agit de la dernière occasion pour les commissaires d’entendre les familles directement d’ici l’automne.

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